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L'EI perd son dernier bastion dans le sud de la Syrie

Des combattants de l'EI à Raqqa en 2016, lorsque l'organisation jihadiste contrôlait une grande partie de la Syrie.
Des combattants de l'EI à Raqqa en 2016, lorsque l'organisation jihadiste contrôlait une grande partie de la Syrie. AFP (archives)

L'organisation État islamique a perdu samedi son dernier bastion dans le sud de la Syrie au profit des forces du régime, selon l'OSDH, qui affirme par ailleurs que la coalition a tué de nombreux civils dans l'est du pays.

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Le régime de Bachar al-Assad a repris à l’organisation État islamique (EI) sa dernière poche dans le sud de la Syrie, samedi 17 novembre, au moment où des frappes de la coalition antijihadistes ont fait des dizaines de morts dans l'est du pays en guerre, affirme l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L’EI avait conquis en 2014 de larges pans du territoire syrien avant d'en être chassé et de se retirer dans quelques poches dans le sud et l'est sous le coup d'offensives distinctes.

Samedi, l'organisation jihadiste a ainsi perdu Tloul al-Safa, son ultime bastion dans le sud du pays, situé entre les provinces de Damas et de Soueida, au terme de plusieurs semaines de bombardements intensifs menés par les forces du régime.

>> À lire : Libération de la vingtaine d'otages druzes détenus par l'EI

Celles-ci "contrôlent désormais la région après le retrait des combattants de l'EI vers l'est, dans la Badiya (désert)", a indiqué à l'AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Selon lui, entre 700 et 1 000 jihadistes ont quitté le sud de la Syrie à l'issue "d'un accord avec le régime" (syrien). L'agence officielle Sana a de son côté indiqué que l'armée poursuivaient "le ratissage des zones libérées" après avoir "tué un grand nombre" de jihadistes.

Les affrontements entre les deux camps ont tué depuis fin juillet 245 soldats et combattants prorégime, contre 425 jihadistes, selon l'OSDH.

Frappes aériennes de la coalition dans l'est du pays

Ce nouveau revers pour l'EI intervient moins de dix jours après la libération par l'armée syrienne de 17 otages druzes enlevés le 25 juillet par le groupe jihadiste dans la province méridionale de Soueida.

En parallèle, dans l'est du pays, l'EI a subi samedi un déluge de frappes aériennes de la coalition internationale sous commandement américain, ayant fait 43 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.

Ce bilan est "le plus élevé depuis le lancement le 10 septembre par les Forces démocratiques syriennes (FDS) de l'offensive" contre l'EI dans cette zone frontalière de l'Irak, a précisé Rami Abdel Rahmane.

>> À lire : Les FDS annoncent la reprise de leur offensive contre l'EI

La coalition emmenée par Washington soutient les combattants kurdes et arabes des FDS. Elle a confirmé samedi avoir mené des frappes aériennes dans le secteur d'Abou el-Hosn mais a nié avoir visé et tué des civils. "Aucune victime civile n'est liée à ces frappes", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la coalition, le colonel Sean Ryan.

Mardi, au moins 38 personnes, principalement des proches de jihadistes, dont 13 enfants, ont péri dans des raids de la coalition dans la localité d'Al-Chaafa, dans le même secteur, selon l'OSDH. Et depuis le début de l'offensive antijihadistes en septembre, 234 civils, dont 82 enfants, ont été tués par la coalition, d'après la même source.

Avec AFP

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