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Carlos Ghosn, soupçonné de fraude fiscale, a été arrêté au Japon

Carlos Ghosn est soupçonné d'avoir minoré de plusieurs centaines de milliers d'euros ses revenus en tant que PDG de Nissan au Japon.
Carlos Ghosn est soupçonné d'avoir minoré de plusieurs centaines de milliers d'euros ses revenus en tant que PDG de Nissan au Japon. Ludovic Marin, AFP

Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a été arrêté lundi au Japon, dans le cadre d'une enquête pour malversations, ont annoncé des médias japonais. Nissan a proposé de le remplacer à la tête du constructeur.

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Carlos Ghosn a été arrêté, lundi 19 novembre, au Japon, ont annoncé des médias locaux. Le bureau du procureur de Tokyo a conclu que le PDG de l'alliance Renault-Nissan avait dissimulé une partie de sa rémunération au fisc. Il est soupçonné d'avoir sous-évalué de cinq milliards de yens (38,82 millions d'euros) la rémunération qu'il a déclarée, affirme l'agence de presse japonaise Jiji.

Le conseil d'administration de Renault "se réunira au plus vite", comme il l'a indiqué par communiqué lundi dans l'après-midi. Disant avoir "pris connaissance" des informations diffusées par Nissan, le conseil d'administration de Renault dit être, en outre, "dans l'attente d'informations précises" de la part du dirigeant.

Plus tôt dans la journée, Nissan avait assuré détenir des preuves de la fraude commise par son PDG, l'un des patrons les mieux payés de l'archipel. Le groupe a ajouté que "de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l'utilisation de biens de l'entreprise à des fins personnelles". Nissan a l'intention de proposer "rapidement" que Carlos Ghosn soit démis de ses fonctions, et ajouté que le groupe coopérait pleinement avec la justice.

L'action Renault plonge

Les problèmes judiciaires de Carlos Ghosn au Japon ont entraîné une chute de plus de 10 % de l'action de Renault à la Bourse de Paris, à ses plus bas depuis octobre 2014 et de loin la plus forte baisse de l'indice européen Stoxx 600. L'ensemble des valeurs européennes automobiles en subissaient le contrecoup. Le titre Nissan coté à Francfort perdait 12 %.

Invité à réagir, le président Emmanuel Macron a déclaré, au cours d'une conférence de presse à Bruxelles avec le Premier ministre belge Charles Michel, que l'État français sera "extrêmement vigilant à la stabilité" de Renault et de l'alliance avec Nissan.

Né au Brésil, d'origine libanaise et de nationalité française, Carlos Ghosn a débuté sa carrière chez Michelin, avant d'entrer chez Renault. Il a rejoint Nissan en
1999, après l'acquisition par le constructeur automobile français d'une participation dans le groupe japonais. Il en a été PDG de 2001 à 2017. Il était vénéré au Japon pour avoir sauvé Nissan de la faillite.

Avec AFP et Reuters

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