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Hong Kong : trois dirigeants du "Mouvement des parapluies" plaident non coupable

Chu Yiu-ming, Benny Tai and Chan Kin-man à Hong Kong, le 19 novembre 2018.
Chu Yiu-ming, Benny Tai and Chan Kin-man à Hong Kong, le 19 novembre 2018. Bobby Yip, Reuters

Jugés notamment pour conspiration en vue de provoquer des troubles publics, trois vétérans du mouvement pro-démocratie de Hong Kong, qui avait agité l'île en 2014, ont plaidé non coupable lundi. Ils risquent une peine de sept ans de prison.

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Trois dirigeants du mouvement de désobéissance civile "Occupy", surnommé le "Mouvement des parapluies", qui avait secoué Hong Kong pendant près de trois mois en 2014, ont plaidé, lundi 19 novembre, non coupable d'atteinte à l'ordre public.

Le professeur de droit Benny Tai, 54 ans, le professeur de sociologie Chan Kin-man, 59 ans, et le pasteur à la retraite Chu Yiu-ming, 74 ans, sont jugés notamment pour conspiration en vue de provoquer des troubles publics et incitation à commettre des nuisances publiques. Chacun d’entre eux encourt une peine pouvant aller, au maximum, à sept ans de prison.

Six autres leaders du mouvement "Occupy" sont également jugés dans le cadre de ce procès, appelé à durer une vingtaine de jours. L'un des six autres accusés, Raphael Wong, a clamé devant la cour : "Je veux le suffrage universel !"

Les autres coaccusés sont les députés Tanya Chan, Shiu Ka-chun, les meneurs étudiants Tommy Cheung et Eason Chung, et un vétéran du Parti démocratique, Lee Wing-tat.

"Persécutions politiques"

Les neuf coaccusés ont protesté contre les "persécutions politiques" dont ils disent avoir été victimes, tandis qu’aux abords du tribunal, une centaine de sympathisants leur manifestaient leur soutien. Ils arboraient d'ailleurs des parapluies jaunes, symbole du mouvement, et ont brandi le poing en l'air en scandant : "Je veux le suffrage universel !"

Le "Mouvement des parapluies" est né en septembre 2014. Pendant près de trois mois, des centaines de milliers de Hongkongais sont descendus dans les rues, occupant les grandes artères, pour réclamer une véritable démocratisation de la vie politique de Hong Kong, retournée dans le giron de la Chine en 1997 en vertu du concept "Un pays, deux systèmes".

Avec Reuters

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