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Vague d'arrestations en Inde, liée à l'ouverture d'un temple aux femmes

Des hindouistes manifestent contre l'accès aux femmes du temple de Sabarimala, dans l'État indien du Kerala, le 18 novembre 2018.
Des hindouistes manifestent contre l'accès aux femmes du temple de Sabarimala, dans l'État indien du Kerala, le 18 novembre 2018. Sivaram V, Reuters

Près de 70 personnes ont été arrêtées dimanche, dans le sud de l'Inde, pour avoir manifesté autour d'un grand temple hindou dont l'ouverture aux femmes crée des remous.

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La bataille entre traditionalistes hindous et défenseurs de l'égalité des sexes continue dans l'État tropical du Kerala, dans le sud de l'Inde, autour du temple hindou de Sabarimala dont l'ouverture aux femmes a créé de vives tensions : dimanche 18 novembre, ce sont près de 70 personnes qui ont été arrêtées, annoncé lundi la police locale.

La Cour suprême a révoqué en septembre l'interdiction faite aux femmes en âge d'avoir leurs règles, soit entre 10 et 50 ans, d'entrer dans le sanctuaire. Malgré un important déploiement policier, ce jugement n'a toutefois toujours pas pu être mis en pratique, à cause de barrages et rassemblements de militants hindous.

"Nous avons arrêté 68 fidèles après des manifestations de nuit autour de Sabarimala", a déclaré à l'AFP V.N. Saji, un responsable de la police du Kerala. Selon les autorités, nombre de personnes interpellées dimanche soir manifestaient contre l'interdiction de passer la nuit dans les environs du temple. Des images de médias locaux montraient des pèlerins torse nu, conformément à la tradition, chantant des mantras face aux forces de l'ordre.

Aucune femme n'a encore pu accéder au temple

Près de 700 femmes se sont enregistrées pour venir prier au temple au cours des prochaines semaines. Pour l'instant, aucune d'entre elles n'a été en mesure d'accéder à l'édifice dédié au dieu Ayyappa, qui a rouvert vendredi.

Situé au sommet d'une colline et nécessitant pour y accéder une marche de plusieurs heures, le temple n'ouvre ses portes que sporadiquement et pour une période limitée.

Des protestataires ont empêché une célèbre militante du droit des femmes de sortir du grand aéroport de la région pour atteindre Sabarimala. Les femmes réglées sont souvent considérées comme impures dans cette société conservatrice et patriarcale.

Mi-octobre, des affrontements avaient éclaté entre forces de l'ordre et extrémistes, qui avaient empêché les femmes de monter au temple. Ils avaient lancé des pierres sur les policiers et s'en étaient pris aux journalistes femmes. Environ 2 000 personnes avaient été arrêtées par la suite.

Le conseil d'administration du temple va demander lundi à la Cour suprême indienne un délai supplémentaire pour accueillir des femmes, arguant d'une infrastructure insuffisante. La plus haute instance judiciaire de ce pays de 1,25 milliard d'habitants entendra aussi en janvier des recours contre sa décision d'ouvrir Sabarimala à toutes les femmes.

Avec AFP

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