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Revue de presse

"Gilets jaunes: Macron cherche la bretelle de sortie"

France 24

A la Une de la presse, lundi 19 novembre, la détermination des "gilets jaunes", qui se sont mobilisés ce week-end dans toute la France, et la fermeté du gouvernement. L’unité affichée par Emmanuel Macron et Angela Merkel en Allemagne, et l’isolement grandissant de Theresa May au Royaume-Uni "désuni".

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À la une de toute la presse française, lundi matin, les gilets jaunes, toujours mobilisés après avoir fait le plein, samedi.

 

Ces manifestants, qui protestent, entre autres, contre la hausse des taxes sur le carburant, sont toujours "sur le pont", d’après L’Ardennais, journal du nord-est de la France, qui note que la mobilisation de ces manifestants était "en baisse", hier, mais qu’ils se disent toujours "déterminés" à faire reculer le gouvernement. "Les gilets jaunes maintiennent le cap", titre La Presse de la Manche, dans l’ouest, où plus de 30 points de blocage ont été recensés hier. Le journal annonce des barrages filtrants "sur de nombreux axes" pour aujourd’hui, la préfecture appelant même les automobilistes à "anticiper leurs déplacements". Dans le sud, "les gilets jaunes maintiennent (également) la pression", d’après Var Matin, qui confirme une poursuite de la mobilisation ce matin.

 

L’avenir du mouvement reste toutefois très incertain. "Les gilets jaunes n’ont pas désarmé hier et prévoient des actions dans les prochains jours. Et après ?", demande La Voix du Nord, en s’alarmant d’un possible "pourrissement, dans lequel personne n’aurait rien à gagner". "Et maintenant ?", demande aussi La Croix, qui s’inquiète du "climat inquiétant de violence latente, de fébrilité, qui s’est emparé du pays". "En démocratie, le débat est nécessaire, la contestation naturelle. Mais cela s’organise, se médiatise, se régule", écrit le journal. "Le mouvement des gilets jaunes peut-il durer sans leader ?", doute Le Parisien, visiblement sceptique face à cette mobilisation "sans structure centrale ni interlocuteur identifié".

 

Hier soir, le Premier ministre Édouard Philippe a dit "entendre (leur) colère", tout en disant vouloir "tenir le cap". La formule laisse sur sa faim Le Figaro, qui presse le gouvernement comme l’opposition de "trouver, et vite, les réponses économiques et culturelles à cette classe qui n’a plus de moyenne que le nom. Les gilets jaunes nous avertissent que, depuis trop longtemps, nous persistons dans une impasse politique", met en garde le journal. Libération prévient Emmanuel Macron, qu’il voit roulant "à contresens", peinant à trouver "la bretelle de sortie", qu’il va devoir impérativement faire sienne la devise: "il n’y a pas de fiscalité verte acceptable sans justice sociale".

 

Ces difficultés n’échappent pas à nos voisins, notamment en Italie, où La Verita voit déjà Emmanuel Macron "enterré par les gilets jaunes", dont la défiance à son égard est partagée par trois Français sur quatre, selon un sondage. Le président français s’est exprimé hier devant le Bundestag, le Parlement allemand, non pas sur les gilets jaunes mais sur le chaos qui menacerait l’Europe, aux côtés d’une Angela Merkel elle aussi en proie à bien des difficultés. D’où ce titre de La Repubblica, qui évoque la façon dont les deux dirigeants "assiégés" tenteraient de "défendre le château européen" en relançant l’UE.

 

Tandis qu’Angela Merkel et Emmanuel Macron affichent leur unité, Theresa May, elle, apparaît de plus en plus isolée. Alors que ses camarades frondeurs s'activent pour tenter d’avoir sa peau et celle de son projet de Brexit au parlement, la Première ministre s’accroche contre vents et marées. Dans un entretien télé diffusé hier soir, Theresa May martèle qu’elle va continuer à "faire (son) travail", en prévenant ses adversaires que la renverser "ne rendra pas les négociations plus faciles". "Vous ne me ferez pas sortir d’ici", lui fait dire le journal gratuit Metro. Le journal The I affirme quant à lui que ses ennemis chez les Tories (et il faut reconnaître qu’ils sont nombreux), ont déjà commencé à lui chercher un successeur.

 

Les adversaires de Theresa May, conservateurs et travaillistes, rassemblés par Morland en haut d’un précipice – assurant qu’ "il est temps, à présent, de laisser les professionnels montrer comment le Brexit doit être mené" - un exercice dans lequel certains ont déjà perdu des plumes. Theresa May, la Calamity Jane du Brexit, d’après Ben Jennings, seule au comptoir du saloon de "la dernière chance". Attablés, au piano, dans un coin de la pièce, ses ennemis n’attendent qu’un seul geste pour dégainer. Une situation potentiellement explosive. Deux dessins publiés sur Twitter.

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