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Revue de presse

Agriculteurs "à la mer, pour prendre du champ"

France 24

Dans la presse, lundi 19 novembre, l’ouverture du procès, à Hong Kong, des fondateurs du "mouvement des parapluies". Trump et l’affaire Khashoggi. Les commanditaires de l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia peut-être identifiés. Un grand reportage hors-champ. Et les crottes du wombat.

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Dans la presse, l’ouverture, ce matin, à Hong-Kong, du procès de neuf figures du "mouvement des parapluies" de 2014. Accusés de "troubles à l’ordre public", ils plaident non-coupables.

 

D’après The South China Morning Post, Benny Tai, Chan Kin-man, et Chu Yiu-ming, trois des fondateurs de ce mouvement, figurent sur le banc des accusés - trois vétérans poursuivis pour avoir lancé l’occupation du quartier d'affaires de Hong Kong, afin d’obtenir l’élection du président du gouvernement local au suffrage universel libre, et qu’il ne soit donc plus désigné par un comité téléguidé depuis Pékin. "Nous voulons la vraie démocratie", ont répété ces trois militants à leur arrivée au tribunal, entouré de centaines de sympathisants. "C’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière", a notamment déclaré Chan Kin-man, cité par le site Hong Kong Free Press – qui rapporte que le professeur de sociologie a donné, il y a quelques jours, un cours sur l'autoritarisme en Chine, probablement le dernier de sa carrière. Le site hong-kongais rappelle également que plusieurs associations de droits de l’homme demandent l’annulation des accusations portées contre lui et ses camarades. Amnesty International qualifie notamment ces poursuites d’"effrayantes".

 

Semaine importante, également, dans l’affaire Khashoggi. Donald Trump assure qu'un "rapport complet" sur ce dossier va lui être remis dans les prochains jours. "Nous avons l'enregistrement, je ne veux pas l'écouter car c'est un enregistrement de souffrance. Je sais exactement ce qui s'est passé. C'était très violent, très brutal et horrible", a reconnu dimanche le président américain - une déclaration qui n’a pas échappé au journal turc Hurriyet, qui estime qu’elle renforce la pression exercée par les Etats-Unis sur l’Arabie saoudite. Ce qui ne fait pas de doute, d’après The Wall Street Journal, c’est que ces propos rendent plus difficiles "le maintien à l’identique" des relations entre les Etats-Unis et le royaume, la question étant de savoir si la Maison-Blanche va "préserver son alliance dénuée de crédibilité avec les dirigeants saoudiens ou ajuster sa politique étrangère pour répondre à la colère grandissante du Congrès sur le meurtre de Jamal Khashoggi et l’intervention militaire au Yémen". The Washington Post, pour lequel travaillait le journaliste saoudien, n’y va pas, lui, par quatre chemins et interpelle directement le prince héritier Mohammed Ben Salmane, soupçonné d’être le commanditaire de cet assassinat : "Votre Majesté, qu’est-ce-qu’une scie à os venait bien faire dans une tentative d’enlèvement?", demande le journal, peu satisfait, visiblement, du scénario des autorités saoudiennes, d’un kidnapping qui aurait mal tourné.

 

La journaliste maltaise Daphné Caruana Galizia, elle, a été tuée par une bombe placée dans sa voiture. Treize mois après, les commanditaires de son assassinat auraient enfin été identifiés. The Times of Malta, qui avait publié, de son vivant, ses enquêtes sur le blanchiment d'argent ou la contrebande de pétrole impliquant des membres du gouvernement et du crime organisé, annonce que les enquêteurs ont identifié un groupe de "plus de deux personnes" comme étant à l’origine de la mort de Daphné Caruana Galizia et d’un contrat passé avec les trois individus actuellement incarcérés pour avoir posé et déclenché la bombe qui l’a tuée.

 

En France, on parle beaucoup ces jours-ci du mouvement des "gilets jaunes", ces automobilistes mobilisés contre la hausse des prix du carburant. On parle moins du malaise des agriculteurs, une profession particulièrement touchée par le suicide. Je vous recommande particulièrement ce reportage "hors-champ" de Libération, qui raconte comment une trentaine d’exploitants lorrains ont bénéficié à la fin du mois dernier d’un séjour en Normandie pour se poser enfin et raconter à des travailleuses sociales leurs idées noires, parler de leur fatigue, de leurs difficultés financières et dépasser la culture du silence qui mine le monde paysan. "A la mer pour prendre du champ", ces agriculteurs se confient enfin, comme Nadine, 53 ans, qui regrette le culte du secret dans le monde paysan: "C’est un univers où on est beaucoup jugé: par la banque, le centre de gestion, les vétérinaires. On se sent toujours coupable, on a peur de mal travailler. C’est pourtant une fierté de faire du lait de qualité mais c’est une remise en cause permanente".

Des nouvelles, pour terminer, du wombat, ce joli petit marsupial australien - ou plutôt de ses étranges crottes cubiques, dont nous parle le site Gizmodo, qui annonce qu’un équipe internationale de chercheurs en biomécanique ont fini par comprendre comment et pourquoi cette petite bestiole produit ces excréments uniques en leur genre: cubiques. Un prodige qui s’expliquerait par "les contraintes physiques exercées par l’intestin lui-même", selon ces chercheurs, dont je vous épargne les précisions techniques…

 

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