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Au Yémen, les houthis et le pouvoir soutiennent les efforts de paix en dépit des combats à Hodeïda

Des déplacés près d'Aden ont fui les combats dans le port d'Hodeïda, le 12 novembre 2018.
Des déplacés près d'Aden ont fui les combats dans le port d'Hodeïda, le 12 novembre 2018. Fawaz Salman, Reuters

De violents combats ont éclaté, lundi soir, entre rebelles et forces pro-gouvernementales dans la ville portuaire yéménite de Hodeïda en dépit d'appels au calme et d'efforts de l'ONU pour une solution politique du conflit au Yémen.

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Les rebelles et le pouvoir au Yémen se sont dits favorables, lundi 19 novembre, aux efforts de paix de l'ONU, ouvrant la voie à de nouvelles négociations pour un règlement politique du conflit qui ravage le pays depuis plus de trois ans.

Pourtant, la ville portuaire de Hodeïda, qui illustre à elle seule la complexité de ce conflit, a connu dans la soirée des combats entre rebelles et forces pro-gouvernementales, les plus violents depuis la désescalade de la semaine dernière.

Ces combats ont touché la partie orientale de la ville où les rebelles ont déclenché des tirs d'artillerie auxquels les forces pro-gouvernementales ont riposté, tandis que l'aviation de la coalition menée par l'Arabie saoudite a lancé 12 raids aériens contre les positions des insurgés, selon des responsables des forces loyalistes.

Cette poussée de violence s'est produite en dépit des appels au calme et de la présentation au Conseil de sécurité de l'ONU par la Grande-Bretagne d'un projet de résolution demandant une trêve dans la ville et le passage, sans obstacles, de l'aide humanitaire.

Aucune date n'a été fixée pour le vote de ce texte, présenté après un rapport de l'émissaire de l'ONU, Martin Griffiths, qui a proposé la tenue de pourparlers à Stockholm et est attendu mercredi dans la capitale yéménite Sanaa.

Risques de "chaos" et de "famine"

En 2015, l'Arabie saoudite sunnite, voisine du Yémen, a pris la tête d'une coalition militaire pour aider le gouvernement Hadi à stopper une offensive des rebelles houthis, soutenus par l'Iran chiite, puissance régionale rivale du royaume saoudien.

Ce pays pauvre, en proie à la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU, est quasiment divisé en deux, les forces pro-gouvernementales contrôlant le sud et une bonne partie du centre et les rebelles Sanaa ainsi que le nord et une bonne partie de l'ouest.

>> À lire : Au Yémen, des enfants meurent parce que l'aide est bloquée, prévient l’Unicef

Plusieurs séries de négociations ont échoué ces dernières années. La guerre au Yémen a fait quelque 10 000 morts, selon l'ONU qui fait état de 14 millions de personnes en situation de pré-famine.

Hodeïda, sur la mer Rouge, est le point d'entrée de plus des trois-quarts des importations et de l'aide humanitaire internationale au Yémen.

Avec AFP

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