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Martin Fayulu, candidat de l'opposition pour la présidentielle en RD Congo, arrive à Kinshasa

Le candidat de la coalition d'opposition Lamuka, Martin Fayulu, à son arrivée Kinshasa le 21 novembre 2018.
Le candidat de la coalition d'opposition Lamuka, Martin Fayulu, à son arrivée Kinshasa le 21 novembre 2018. Kenny-Katombe Butunka, Reuters

Martin Fayulu, le candidat de la coalition d'opposition en RD Congo, est arrivé mercredi à Kinshasa. Il doit lancer sa campagne pour la présidentielle du 23 décembre, sans le soutien des poids lourds de l'opposition Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

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"Le candidat commun est là. Je suis là", a lancé mercredi 21 novembre Martin Fayulu, candidat de la coalition d'opposition Lamuka à l'élection présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo. De retour d'Europe peu avant 13h00 (12h00 GMT), l'opposant a été salué à l'aéroport de Ndjili, près de la capitale Kinshasa, par plusieurs centaines de supporteurs.

L'outsider issu d'un petit parti a été désigné "candidat commun" de l'opposition lors d'une réunion de sept opposants congolais le 11 novembre à Genève, dont Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Mais le jour suivant, deux d'entre eux, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, sont revenus sur leur engagement de se désister en sa faveur à l'élection présidentielle.

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Martin Fayulu s'est engagé à "arracher l'alternance démocratique" après dix-huit ans de règne de Joseph Kabila, interdit de se présenter à sa succession par la Constitution.

Le candidat de l'opposition et une partie de la société civile réclament "des élections crédibles, c'est-à-dire avec des bulletins de vote en papier, et sans la machine à voter". Ils refusent l'utilisation de cet écran tactile pour les élections, qui permet de choisir les candidats et d'imprimer les bulletins de vote. Ils la qualifient de "machine à tricher" susceptibles de favoriser le dauphin de Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary.

L'UDPS de Félix Tshisekedi, le parti d'opposition historique, veut pour sa part des élections, "avec ou sans machine à voter". "Félix Tshisekedi a vendu le pays. Le traître a accepté la machine à voter", ont chanté mercredi  les supporteurs de Martin Fayulu.

>> À lire : à deux mois du scrutin, la machine à voter divise toujours en RD Congo

Félix Tshisekedi doit revenir dans les prochains jours à Kinshasa.

"Que le meilleur gagne !", a lancé le président de la commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, en rappelant que la campagne commençait officiellement jeudi 22 novembre à minuit selon le calendrier électoral.

Elle doit prendre fin le 21 décembre à minuit, deux jours avant les élections présidentielle, législatives et provinciales à un seul tour.

L'enjeu est historique : permettre une première transmission du pouvoir sans effusion de sang depuis l'indépendance du pays en 1960.

Avec AFP
 

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