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Brexit : les négociations patinent avant un sommet crucial à Bruxelles

Theresa May et Jean-Claude Juncker le 21 novembre 2018 à Bruxelles.
Theresa May et Jean-Claude Juncker le 21 novembre 2018 à Bruxelles. Reuters

La chef du gouvernement britannique s'est rendue mercredi à Bruxelles pour rencontrer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Si des "progrès" ont été notés, les discussions doivent se poursuivre avant le sommet prévu dimanche.

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La visite éclair de Theresa May à Bruxelles, mercredi 21 novembre, n’a pas permis de percée décisive dans les négociations sur le Brexit. La Première ministre britannique doit retourner dans la capitale européenne samedi, soit la veille du sommet censé sceller un accord final.

La dirigeante conservatrice, cible d'une fronde persistante dans sa majorité pour sa gestion du dossier, s'est entretenue pendant environ deux heures avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "De très bons progrès ont été faits durant la réunion", a indiqué une porte-parole de la Commission. Mais "le travail continue", a-t-elle ajouté.

"Nous avons eu une très bonne réunion ce soir", a aussi jugé Theresa May. "Je reviendrai samedi pour d'autres réunions (...) afin de discuter de la façon dont nous pouvons nous assurer que nous pouvons conclure ce processus", a-t-elle toutefois ajouté.

Points de blocage

Aucune des deux parties n'a détaillé les points de blocage, mais plusieurs dossiers ont cristallisé les tensions ces derniers jours, comme le sort du territoire britannique de Gibraltar, la nature de la future relation commerciale entre les deux parties ou encore l'accès aux eaux britanniques des pêcheurs européens après le Brexit.

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Le projet de "traité de retrait", très contesté au Royaume-Uni, a été conclu la semaine dernière entre Londres et l’Union européenne (UE). Il devra aussi être accompagné d'une "déclaration politique" traçant les contours de la relation future avec l'Union, notamment sur le plan commercial. C'est la négociation de ce document, d'"une vingtaine de pages" selon une source européenne, qui concentre les derniers efforts des négociateurs. Il n'aura pas de valeur juridique mais une forte portée politique pour cadrer des négociations commerciales qui ne pourront commencer formellement qu'après le Brexit, le 30 mars 2019.

Madrid menace de tout bloquer, l'Irlande vote pour le symbole

De son côté, Madrid menace de bloquer tout accord sur le Brexit si son rôle direct dans les négociations sur l'avenir de Gibraltar, une enclave britannique dans le sud de l'Espagne, n'y était pas explicitement reconnu. "Si cela n'est pas résolu d'ici dimanche, l'Espagne malheureusement (...) devra voter non et exercer sa capacité de veto car c'est une question qui affecte l'essence de notre pays", a déclaré mercredi le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. "L’accord de retrait n'est pas acceptable, tout comme la déclaration politique" sur la relation future entre l'UE et le Royaume-Uni, a insisté le socialiste. "Nous nous sentons contrariés (...). Nous défendons les intérêts de la nation espagnole et nous le ferons jusqu'au bout", a-t-il ajouté.

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Ces menaces de l'Espagne agacent ses partenaires européens, car "personne ne veut rouvrir le traité de retrait" maintenant qu'il a été validé au forceps par le gouvernement britannique, a confié à l'AFP une source diplomatique.

Gilbraltar : l'Espagne brandit un ultimatum sur le Brexit

En Irlande, les parlementaires ont pour leur part massivement soutenu mercredi l'accord de sortie lors d’un vote symbolique. Ce vote était voulu par le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Ce dernier souhaitait montrer qu'il disposait du soutien de tous les partis politiques majeurs du pays. "Je suis sûr que le soutien affiché par la Chambre va envoyer un signal fort avant le Conseil européen de dimanche, montrant que l'Irlande soutient complètement cet accord", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Simon Coveney.

Avec AFP et Reuters

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