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RD Congo : la majorité fait bloc chez Kabila au premier jour de campagne électorale

Le président congolais Joseph Kabila dans sa résidence privée, le 22 novembre 2018.
Le président congolais Joseph Kabila dans sa résidence privée, le 22 novembre 2018. Thomas Nicolon, France 24

La campagne électorale a commencé officiellement, jeudi, en RD Congo. Pour présenter une majorité unie autour de son dauphin Emmanuel Ramazani Shadary, Joseph Kabila a convoqué une réunion dans sa résidence privée.

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Le président congolais Joseph Kabila a convoqué les cadres de sa coalition et la presse, jeudi 22 novembre, jour officiel du lancement de la campagne pour les élections prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo, une échéance cruciale.

Joseph Kabila a présidé une réunion avec son "dauphin", Emmanuel Ramazani Shadary, et les cadres de sa majorité, au premier jour de la campagne pour ces élections censées ouvrir sa succession.

Il s'agissait de montrer à la presse nationale et internationale que la majorité fait bloc autour de son candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary, et de son "autorité morale", le chef de l'État sortant, Joseph Kabila, a expliqué en substance à l'AFP un organisateur de la réunion.

>> À lire aussi : RD Congo : Martin Fayulu, le bouillant candidat de l'opposition face au "système Kabila"

Joseph Kabila a convoqué les cadres de sa coalition Front commun pour le Congo (FCC) – créée en juin autour du président congolais – dans sa résidence privée de Kingakati, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kinshasa. Les journalistes ont également été invités mais ils ont été priés de sortir à l'arrivée du chef de l'État.

Participaient également à cette réunion, en tant que membres du FCC : le Premier ministre, Bruno Tshibala, le ministre de l'Intérieur, Henri Mova Sakanyi, et celui de la Communication, Lambert Mende. C'est le FCC qui a désigné Emmanuel Ramazani Shadary candidat à l'élection présidentielle, étant donné que le président Kabila ne pouvait plus se représenter d'après la Constitution.

Trois scrutins le 23 décembre

Le 23 décembre, trois scrutins sont censés se tenir : la présidentielle à un seul tour, les législatives nationales et provinciales.

Au total, 21 candidats sont en lice pour l'élection présidentielle. 15 355 candidats vont tenter pour leur part de remporter l'un des 500 sièges de l'Assemblée nationale, et 19 640 personnes sont candidates aux législatives provinciales.

La campagne électorale "commence ce jeudi à minuit" et "se termine le vendredi 21 décembre 2018 à minuit", a rappelé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans un communiqué.

Cette dernière précise par ailleurs : "Les réunions électorales se tiennent librement sur l'ensemble du territoire national. Les organisateurs des manifestations et rassemblements électoraux veillent à leur bon déroulement, notamment en ce qui concerne le maintien de l'ordre public et le respect de la loi".

Il est interdit aux candidats de "tenir des propos injurieux ou diffamatoires [...] susceptibles d'inciter au mépris envers les tiers, à la haine, au racisme, au tribalisme", met aussi en garde la Céni.

Première passation pacifique du pouvoir ?

Ces élections ont été reportées à deux reprises, d'abord fin 2016 puis fin 2017.

Joseph Kabila, âgé de 47 ans, est au pouvoir depuis 2001 après l'assassinat de son père Laurent-Désiré. Il a été élu en 2006 et réélu en 2011 lors d'élections entachées de fraudes massives, selon les observateurs.

Les élections du 23 décembre ont pour enjeu de permettre la première passation pacifique du pouvoir en RD Congo depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Géant de l'Afrique centrale avec ses 2,3 millions de km², neuf frontières, 80 millions d'habitants et d'immenses richesses minérales, la RD Congo a décidé d'organiser ses élections sans le soutien de la communauté internationale.

Avec AFP

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