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Dans la presse

"Un Britannique condamné à perpétuité à Abu Dhabi pour 'espionnage'"

France 24

À la une de la presse, ce jeudi 22 novembre, la condamnation à perpétuité, à Abu Dhabi, d'un universitaire britannique, pour "espionnage au profit d'un pays étranger", la visite du prince héritier émirati, Mohammed ben Zayed, en France, où deux plaintes ont été déposées contre lui, pour complicité de torture et de crimes de guerre, l'hécatombe civile au Yémen, en Irak et en Syrie, et un référendum en Suisse sur les cornes des vaches.

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À la une de la presse, ce matin, la condamnation à perpétuité, mercredi à Abu Dhabi, d’un citoyen britannique pour "espionnage au profit d'un pays étranger".

Les visages de Matthew Hedges, 31 ans, et de sa compagne, Daniela Tejada, font la une du Guardian, qui rapporte que ce doctorant de l'université de Durham, arrêté à l'aéroport de Dubaï en mai dernier, s'était rendu aux Émirats arabes unis pour réaliser des entretiens sur la politique étrangère et la stratégie sécuritaire du pays après les printemps arabes de 2011. "Je suis profondément choqué et déçu", a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, dont The Guardian dit soutenir "la fermeté". Le quotidien rappelle que les Émirats arabes unis avaient organisé, la semaine dernière, le premier Sommet mondial de la tolérance, présenté comme "la dernière initiative en date pour se vendre comme un pays humain et progressiste, un pays d’ouverture et de dialogue". The Guardian qualifie la condamnation de Matthew Hedges d'"injustice" à son égard et de "gifle" infligée au Royaume-Uni, et ce quelques jours, seulement, après la rencontre entre le prince héritier, Mohammed ben Zayed, et Jeremy Hunt, qui avait fait part, alors, de son espoir d’une issue favorable au procès de Matthew Hedges.

L'épouse de ce dernier accuse la diplomatie britannique d’être en partie responsable de sa condamnation. Dans un entretien au Times, Daniela Tejada affirme que le cas de son mari n’a pas été pris suffisamment "au sérieux" par le gouvernement britannique : "Il dit que les Émirats arabes unis sont des alliés, mais l’arbitraire immense qui s’est manifesté dans le procès (de mon époux) est la preuve effrayante d’une toute autre réalité". D’après le journal, la condamnation à perpétuité de Matthew Hedges vient de plonger les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats dans une période de "crise".

Le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed, était en visite mercredi à Paris, où il s'est entretenu de la situation au Moyen-Orient avec Emmanuel Macron, notamment du conflit au Yémen. D’après The National, d’Abu Dhabi, le prince héritier et le président ont aussi parlé d’investissement et de "coopération en matière de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme", le quotidien émirati faisant état des "bonnes relations" entre la France et les Emirats. Une cordialité affichée, également, du côté du journal arabophone Al-Ittihad, qui a retenu cette déclaration de Mohammed ben Zayed : «Les Émirats et la France sont des alliés dans la lutte contre le terrorisme". Le dépôt de deux plaintes, toujours mercredi, à Paris, pour "complicité de torture et crimes de guerre" contre le prince héritier, risque toutefois de troubler cette harmonie. D’après Le Parisien, la première plainte émane de Qataris, qui affirment avoir été "détenus et torturés par les agents de la sûreté de l’État des Émirats arabes unis entre février 2013 et ma2015", et la seconde a été déposée par six Yéménites et l’Alliance internationale pour la défense des droits et des libertés, une ONG internationale, qui accusent les Émirats, membres de la coalition internationale au Yémen, d’y pratiquer des "méthodes de guerre inhumaines et illégales".

Alors que l’ONU annonce la tenue de pourparlers de paix pour le Yémen au début du mois prochain en Suède, l’association Save The Children alerte sur le sort des enfants dans le conflit.Les conclusions du rapport qu’elle a publié mercredi font la une du journal suédois Svenska Dagbladet, qui montre un enfant dénutri, accueilli dans un hôpital de Hajjah, au nord de la capitale, Sanaa. Selon l’ONG internationale, en trois ans de conflit, 84 700 enfants sont morts de faim ou de maladie, sans compter tous ceux qui ont perdu la vie dans les combats ou bombardements.

Eux aussi été lourdement bombardés pendant des années : l’Irak et la Syrie ont été eux aussi le théâtre d’une "hécatombe civile", rappelle Libération. Le quotidien, qui a suivi le docteur Mahmoud Hassan, le seul médecin légiste de Raqqa, l’ancien fief du groupe État islamique en Syrie, raconte comment chaque jour, des corps sont exhumés des charniers de l’organisation, mais aussi des décombres des bombardements de la coalition internationale – un bilan humain minimisé par les Occidentaux et qui pourrait pourtant se chiffrer en "milliers de personnes", selon Libé.

On ne se quitte pas là-dessus. La Croix nous donne des nouvelles de nos voisins helvètes, qui vont se prononcer dimanche sur l'initiative populaire dite "pour la dignité des animaux de rente agricole". Celle-ci prévoit si, elle est acceptée, d'accorder des subventions supplémentaires aux éleveurs qui refuseraient d'écorner leurs vaches. Cette proposition a été lancée par un militant de la cause animale de Perrefitte, au cœur du Jura suisse, qui a raconté comment cette idée lui était venue : "Je discute toujours avec mes vaches dans l'étable (...) Elles m'ont demandé si je pouvais faire quelque chose, si je pouvais les aider à garder leurs cornes et là je me suis dit qu'elles avaient raison, que d'une façon ou d'une autre, quelqu'un devait faire quelque chose".

 

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