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Vingt arrestations au Kenya après l'enlèvement d'une bénévole italienne

Un véhicule de police après l'enlèvement d'une bénévole italienne dans un village au sud-est du Kenya, le 21 novembre 2018.
Un véhicule de police après l'enlèvement d'une bénévole italienne dans un village au sud-est du Kenya, le 21 novembre 2018. Stringer, AFP

Le chef de la police kényane a annoncé, vendredi, l'incarcération de 20 personnes susceptibles de faire avancer l'enquête sur l'enlèvement de la bénévole italienne Silvia Romano. Les autorités craignent qu'elle ne soit emmenée en Somalie.

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L'enquête se poursuit et semble même progresser après la disparition de Silvia Romano, bénévole italienne dans un orphelinat. La jeune femme a été enlevée le 20 novembre lors de l'attaque par des hommes armés du village de Chakama – proche de la ville de Malindi, une destination populaire auprès des expatriés –, dans le sud-est du Kenya.

Le chef de la police kényane, Joseph Boinett, a déclaré vendredi 22 novembre à la presse : "Nous avons placé 17 personnes en détention. Nous avons arrêté trois autres personnes que nous estimons être intéressantes pour [l'avancée de] l'enquête". "[Ces personnes] nous ont donné des informations de grande valeur pour faire avancer l'opération lancée pour retrouver la femme qui a été enlevée par des inconnus et la secourir", a-t-il ajouté.

Les assaillants, qui avaient ouvert le feu sur les villageois lors de l'attaque, faisant cinq blessés, s'étaient enfuis par la rivière Galana. La chasse à l'homme lancée dans la foulée n'a pas permis de localiser la jeune femme de 23 ans, bénévole pour l'ONG Africa Milele Onlus, ni ses ravisseurs.

Emmenée clandestinement en Somalie ?

Tous les motifs pour l'enlèvement sont envisagés, y compris financiers, mais la police craint qu'elle ne soit ensuite emmenée clandestinement en Somalie comme cela a été le cas pour d'autres victimes de kidnappings dans le passé.

Une série d'attaques sur la côte kényane, en 2011, avaient été marquée par la mort d'un Britannique et l'enlèvement de son épouse dans une station touristique sur une île. Quelques semaines plus tard, une Française avait été enlevée chez elle dans l'archipel de Lamu. Les deux femmes s'étaient ensuite retrouvées en Somalie, où la première avait été libérée six mois plus tard alors que la seconde est morte d'une maladie.

Les enlèvements d'étrangers sont rares au Kenya mais ils ont un effet dévastateur sur le secteur crucial du tourisme.

>> À lire : Il y a 20 ans, les premiers attentats d’Al-Qaïda frappaient le Kenya et la Tanzanie

Avec AFP

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