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À Paris et en régions, les "Gilets jaunes" lancent l'"acte 2" de leur contestation

Des "Gilets jaunes" près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), le 23 novembre.
Des "Gilets jaunes" près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), le 23 novembre. Romain Lafabrègue, AFP

Les "Gilets jaunes" lancent samedi "l'acte 2" de leur mobilisation. Un rassemblement aux contours flous est notamment prévu à Paris, où un large périmètre a été bouclé dès 6 h, notamment autour de l'Élysée.

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Les "Gilets jaunes" vont-ils continuer à mobiliser ? Un rassemblement aux contours flous à Paris, appuyé par des actions en province : face à un pouvoir qu'ils jugent sourd à leurs demandes, les "gilets jaunes" lancent samedi 24 novembre "l'acte 2" de leur mobilisation contre la hausse des carburants.

Après le succès de l'acte 1 samedi dernier, où 282 000 personnes ont bloqué axes routiers et sites stratégiques partout en France, suivi d'une semaine de blocages qui se sont progressivement essoufflés, les "Gilets jaunes" veulent une nouvelle démonstration de force.

Les autorités, qui souhaitent éviter les débordements de la première semaine de mobilisation (deux morts, 620 civils et 136 membres des forces de l'ordre blessés), ont déployé des forces de l'ordre "à un niveau exceptionnel" à travers la France. Elles redoutent notamment l'infiltration de "réseaux violents d'ultradroite et d'ultragauche".

Rassemblement interdit place de la Concorde

Un grand rassemblement, prévu place de la Concorde à Paris, auquel plus de 36 000 personnes se sont déclarées "participants" sur Facebook, a été interdit pour des raisons de sécurité.

Mais les leaders informels des "Gilets jaunes", mouvement qui a essaimé sur les réseaux sociaux loin des cadres politiques et syndicaux traditionnels, ont rejeté l'alternative proposée sur le Champ-de-Mars, refusant d'être "parqués" loin des lieux de pouvoir parisiens. Ils ont simplement annoncé – mais pas déclaré en préfecture – un rassemblement "dans le quartier des Champs-Élysées".

Un large périmètre a été bouclé dès 6 h autour de l'Élysée, de la partie basse des Champs-Éysées, de la place de la Concorde, de l'Assemblée nationale ainsi que de l'hôtel Matignon. "Sur ce territoire, aucune manifestation, aucun rassemblement, aucun cortège en lien avec les 'gilets jaunes' ne pourra se dérouler", a prévenu le préfet de police.

Samedi dernier, des "gilets jaunes" avaient à plusieurs reprises tenté d'approcher l'Élysée.

"Audience souhaitée"

De rares "gilets jaunes" étaient présents au petit matin porte Maillot, dans l'ouest de Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Le gouvernement a tout fait pour diaboliser le mouvement qui va se dérouler sur Paris", déplore Clément Jonie. "On entend les députés LREM dire 'on va tenir le cap' mais le mouvement est en route, il n'est pas prêt de s'arrêter", assure ce logisticien de 47 ans habitant le Val-de-Marne.

Dans un "communiqué" signé "Les citoyens français" posté vendredi sur les réseaux sociaux, les "Gilets jaunes" réclamaient "une audience avec le Premier ministre ainsi que le ministre de la Transition écologique et solidaire au cours de laquelle un groupe de citoyens pourra échanger".

De nombreuses actions sont également prévues en province, berceau de cette contestation qui se revendique "populaire" et "apolitique" contre les prix du carburant, les taxes et la baisse du pouvoir d'achat.

De nombreux "Gilets jaunes" ont annoncé qu'ils resteront dans leurs régions, faute de moyens ou par crainte d'éventuelles échauffourées à Paris.

Rassemblements dans les préfectures et sous-préfectures (Lyon, Lille, Toulouse, Limoges, Carcassonne...), opérations "péages gratuits", barrages filtrants sur des axes routiers ou des zones commerciales, et autres actions "spectaculaires" ont été annoncées par les manifestants, qui ont gardé le secret.

Avec AFP

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