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Finale de la Coupe Davis 2018 : les Bleus remportent le double et reviennent à 2-1

Grosse performance du double français, composé de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert.
Grosse performance du double français, composé de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert. Philippe Huguen, AFP

Dans une ambiance de stade de foot qui manquera fortement à la "nouvelle" Coupe Davis l'an prochain, la France a arraché le point du double face à la Croatie (6-4, 6-4, 3-6, 7-6). Les Croates mènent 2-1 avant les deux derniers simples, dimanche.

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envoyé spécial France 24 au stade Pierre-Mauroy (Villeneuve d'Ascq, France).

"La Coupe Davis, on l'avait dans nos gènes", pouvait-on lire samedi dans les travées du stade Pierre-Mauroy, sur une banderole déployée par les supporters français. Quelques minutes plus tôt, le patron de la Fédération internationale de tennis (ITF), David Haggerty, essuyait la plus grosse bronca du week-end, alors qu'il foulait l'ocre pour une cérémonie protocolaire.

L'histoire d'amour entre la France et la Coupe Davis, même si elle s'est offert un sursis dominical avec la victoire du double Mahut/Herbert face à Pavic et Dodig, samedi 24 novembre, vit ses derniers instants. Les Bleus, qui devront remporter les deux simples du dimanche pour ravir un Saladier qui penche déjà nettement du côté croate, diront quoi qu'il advienne adieu à cette compétition centenaire.

En 2019, la Coupe Davis aura bien lieu, mais sur un format réduit, plus conforme aux mécaniques qui régissent le sport moderne : court, efficace, et surtout lucratif. Et l'on en vient au crève-cœur. Fini les rencontres à domicile. Tout se jouera sur une semaine, dans une ville définie bien en amont. Bref, dès 2019 à Madrid, la Coupe Davis pourrait bien se muer en coquille vide.

Ascenseur émotionnel

Samedi, alors que Français et Croates se neutralisaient en début de premier set, les Bleus ont fini par breaker (3-3). Le premier d'un week-end jusqu'alors noir pour les Bleus, et qui a enfin permis aux 23 000 personnes présentes de laisser exploser leur joie, galvanisées par les harangues de Mahut. Un quart d'heure plus tard, rebelote sur un ace victorieux de Herbert, qui scellait alors le sort de la première manche (6-4).

Dans la foulée, ce sont les soupirs de dépit qui se faisaient entendre, alors qu'Herbert, sur une double, offrait à la paire croate sa première opportunité de break (4-3). Mais les Bleus, solides, s'en sortaient finalement avec autorité (4-4).

"Allez ! Allez, là ! On veut vous entendre encore plus", pouvait-on lire quelques instants plus tard sur la bouche d'Herbert, juste avant que la France n'arrache un nouveau break et conclue le deuxième set dans la foulée (6-4), après une "ola" mémorable.

Et les Bleus de breaker dans la foulée pour entamer ce troisième set en tête (3-1), avant de ménager le suspense. Cinq jeux plus tard, ils concédaient cette même manche (6-3), sous les "Hrvatska ! Hrvatska !" (Croatie ! Croatie !) de supporters croates déchaînés.

Adieu aux supporters, place aux spectateurs

Un premier jeu marathon d'entrée de quatrième set – près de 15 minutes de jeu – leur permettait tout de même de stopper l'hémorragie, avant que ne s'enclenche un nouveau mano a mano, duquel les Français sortaient cette fois vainqueur (6-4, 6-4, 3-6, 7-6), après plus de trois heures et demie de jeu, et non sans avoir galvaudé trois occasions de conclure à 5-4. Alors au service et mené 0-40, Pavic avait ostensiblement provoqué le public avant de sortir, galvanisé, cinq points d'anthologie pour recoller (5-5).

Mais les Bleus, un cran au-dessus, finissaient par triompher au tie-break (7/3). Un succès synonyme de survie pour cette équipe de France, qui devra réaliser une dernière journée parfaite pour conserver son titre acquis l'an passé, dans ce même stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d'Ascq.

Dimanche, que la Croatie remporte ce trophée qui lui tend les bras ou que la France réussisse une improbable remontée (un scénario qui ne s'est produit qu'une fois, en 1939), la vénérable Coupe Davis tirera sa révérence. Et quelque part, même le vainqueur du jour aura, lui aussi, perdu gros : le plaisir, unique dans ce tennis moderne et quelque peu aseptisé, de pouvoir jouer devant un public de véritables supporters.

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