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Dans la presse

Brexit : "Goodbye and good luck"

France 24

À la une de la presse, ce lundi 26 novembre, le "yes" de l'Europe au projet de Brexit de Theresa May, l'escalade des tensions entre Russes et Ukrainiens dans le détroit de Kertch, Emmanuel Macron et les "Gilets jaunes", et le questionnaire de culture générale pour devenir Miss France.

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À la une de la presse, la signature, dimanche, de l’accord sur le Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

"Yes", "ja", "sim", "da" - en 27 langues, l'Europe vient de dire 'oui' au divorce , "mais qu'en sera-t-il des parlementaires" britanniques ?, demande The Independent. Le texte de Theresa May, approuvé par le Conseil européen, doit encore être ratifié par les Parlements européen et britannique. "L’Europe dit oui : que le débat commence", lance The I, en évoquant "un jour historique" et la mise en garde répétée à l’unisson par les dirigeants européens et la Première ministre britannique : "Il n’y a pas de 'plan B'". "Theresa May conclut un accord – mais va devoir lutter pour le vendre aux parlementaires", annonce The Guardian, tandis que The Times résume la menace de la cheffe du gouvernement à la Chambre des communes, où elle ne dispose pas, a priori, de majorité pour faire voter son traité : "Approuvez le texte, ou ce sera le retour à la case départ". Cette perspective donne des sueurs froides au Daily Express, pourtant favorable, jusque-là, à un Brexit "dur", sans accord avec l’UE. Theresa May aurait-t-elle eu les partisans du "hard Brexit" à l’usure ? Le tabloïd demande finalement ce matin aux parlementaires de "faire avec" l’accord conclu avec l’UE.

Theresa May serait-elle en passe de réussir l’impossible ? Les dessinateurs de presse en doutent. Blower ironise sur la façon dont elle aurait enfin réussi à "rassembler le pays" ; comment, en réalité, son compromis mécontente à la fois les partisans du Brexit dur et les partisans du maintien dans l’UE. Mais comment satisfaire tout le monde ? Autant essayer de faire rentrer des ronds dans des carrés, d’après Brian Adcock, qui reconnaît que Theresa May se donne "beaucoup de mal", mais doute qu’elle y parvienne. Deux dessins trouvés sur Twitter.

Côté européen, des larmes, et des regrets : "See you soon", à bientôt, "goodbye and good luck", au revoir et bonne chance. "Que dire d’autre quand deux amis se séparent, écrasant furtivement une larme pour cacher leur chagrin ?", soupire Libération sur cet "étrange divorce que chacun semble pleurer". Libé se souvient des jours heureux, et il pleure. "Amis, la France et la Grande-Bretagne le sont depuis plus d’un siècle, à travers les épreuves les plus terribles… ou encore dans la paix… Quand des millions de Français et de Britanniques ont choisi d’aller habiter les uns chez les autres", se souvient le journal. Libé est néanmoins soulagé que "les amarres ne (soient) pas vraiment coupées et que Theresa May (ait) voulu sortir de l’Europe sans s’en détacher". "Bye bye May", titre le journal espagnol La Razon, qui voit l’Europe contrainte d’approuver "l’échec" du Brexit. "Il y a (en réalité) peu de choses à célébrer", estime également un autre journal espagnol, ABC, qui regarde avec tristesse l’UE et le Royaume-Uni mettre fin à "45 ans d’histoire commune". "Maintenant, Theresa May va devoir convaincre Londres", annonce le journal italien La Repubblica, avec la photo émouvante du baisemain du négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, à Theresa May…

À la une, également, la situation toujours tendue, entre l’Ukraine et la Russie, dans le détroit de Kertch, entre la mer d’Azov et la mer Noire, autour du pont qui relie la Russie à la Crimée, annexée en 2014. L’escalade entre des navires de la marine ukrainienne et de la marine russe fait la une de Kommersant, qui accuse l’Ukraine d’avoir versé "la goutte d’eau qui (aurait) fait déborder le vase" : le passage "en force" de navires militaires ukrainiens dans ce détroit, surplombé désormais par un pont de 19 km de long, inauguré par Vladimir Poutine en mai dernier. Dans la même veine, Moskovski Komsomolets évoque une "répétition de guerre maritime", provoquée selon lui par "l’action kamikaze" des Ukrainiens. Une analyse que ne partage pas le Kiev Post, qui dénonce une "agression délibérée" de la marine russe, à la suite de laquelle le président Petro Porochenko a demandé l’introduction de la loi martiale et une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU.

En France, les "Gilets jaunes" disent vouloir poursuivre leur mobilisation, alors que certaines manifestations, samedi, ont été émaillées de violences. "Entre Macron et les Gilets jaunes, le bras de fer se durcit", d’après Le Figaro, qui rapporte que le président "mise sur de nouvelles annonces (mardi) pour sortir de la crise, mais n’entend pas renoncer à la hausse des taxes". Le Figaro met aussi en garde le gouvernement contre certaines comparaisons : "Gilets jaunes et chemises brunes", attention au "raccourci trop facile", prévient le journal. "Face aux Gilets jaunes, Macron a plus intérêt à trouver des émissaires que des boucs émissaires". La Croix, pour sa part, presse surtout la majorité de "renouer le dialogue" : "Depuis plus d’un an et demi, Emmanuel Macron a eu le courage de réformer. Aujourd’hui, il lui en faudra au moins autant pour tendre à l’équité".

Un peu de culture, avant de nous quitter : le Huffington Post a mis la main sur le questionnaire de culture générale envoyé aux candidates de Miss France. Contrairement à ce que pourraient croire certains mauvais esprits, il n'est pas si facile.

 

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