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General Motors annonce des milliers de suppressions d'emplois pour rester compétitif

Le site d'assemblage de véhicules de General Motors de Warren, dans l'Ohio, le 26 novembre 2018.
Le site d'assemblage de véhicules de General Motors de Warren, dans l'Ohio, le 26 novembre 2018. Alan Feed, Reuters

General Motors, le premier constructeur automobile américain, a annoncé lundi la suppression de 15 % du nombre de ses employés pour économiser 6 milliards de dollars d'ici la fin 2020. Donald Trump s'est dit "très mécontent".

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Le premier constructeur automobile américain General Motors (GM) a annoncé, lundi 26 novembre, des milliers de suppressions d'emplois, pour être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution. Au total, GM va supprimer en 2019 15 % des emplois du groupe, en cessant la production sur sept sites : un à Oshawa au Canada, quatre aux États-Unis et deux en dehors de l'Amérique du Nord.

En décembre 2017, selon le dernier décompte disponible, le constructeur américain employait 180 000 personnes dans le monde, mais le groupe n'a donné aucune indication sur le nombre exact de postes supprimés. "Les mesures que nous prenons aujourd'hui nous permettent de poursuivre notre transformation pour être plus agiles, résistants et rentables", a affirmé la PDG, Mary Barra, citée dans un communiqué.

Ce traitement de choc doit permettre à General Motors de faire 6 milliards de dollars d'économies d'ici la fin 2020. Parmi le personnel supprimé, le groupe s'attaque en particulier au management, qui devrait être réduit d'un quart pour alléger le processus de décision.

"Nous sommes conscients du fait qu'il nous faut anticiper sur les changements du marché et les goûts des consommateurs pour que notre entreprise soit bien positionnée pour connaître le succès sur le long terme", a-t-elle ajouté.

"Ils ont intérêt à retourner en Ohio"

Donald Trump a fait savoir à Mary Barra qu'il était "mécontent". "J'ai été très dur avec elle", a dit le président, qui a fait de la préservation des emplois industriels son cheval de bataille et déclenché des hostilités commerciales avec les principaux partenaires commerciaux des États-Unis pour les préserver.

>> À lire : Donald Trump menace, l'industrie automobile et le Mexique se rebiffent

"Ce pays a fait beaucoup pour General Motors [pour sauver l'entreprise de la faillite pendant la crise financière]", a rappelé le président américain, brandissant une menace voilée : "Ils ont intérêt à retourner en Ohio et vite, on peut leur mettre vraiment la pression".

Le puissant syndicat UAW joue d'ailleurs lui aussi sur le registre de "l'Amérique d'abord" cher au président, accusant GM de fabriquer au Mexique et en Chine pour réimporter les voitures aux États-Unis. Le constructeur a démenti et a aussi indirectement répondu à Donald Trump en soulignant qu'il restait massivement présent dans l'Ohio.

Onde de choc au Canada

L'annonce de la cessation de la production sur le site d'Oshawa, dans l'Ontario, qui emploie environ 2 500 personnes, a provoqué une onde de choc au Canada et le Premier ministre lui-même a réagi très vite.

"Depuis des générations, les travailleurs de GM sont le coeur et l'âme d'Oshawa", ville située à une soixantaine de kilomètres à l'est de Toronto, a dit Justin Trudeau sur Twitter. Il a promis de tout faire pour aider les habitants. Dès le début de la matinée, les employés ont débrayé à la demande des syndicats.

Avec AFP

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