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Avec 58 réacteurs, le parc nucléaire français est le deuxième au monde

Frederick Florin, AFP
Frederick Florin, AFP Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne des centrales françaises, doivent fermer définitivement "à l'été 2020".

Le parc nucléaire français est le deuxième plus important au monde derrière celui des États-Unis et fournit plus de 70 % du total de l'électricité produite dans le pays. Emmanuel Macron a annoncé la fermeture de 14 réacteurs d'ici à 2035.

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Emmanuel Macron a annoncé, mardi 27 novembre, dans le cadre des grands arbitrages de la Programmation pluriannuelle de l'énergie, que 14 réacteurs nucléaires seraient fermés en France d'ici à 2035 et que la part du nucléaire serait ramenée à 50 % de la production électrique hexagonale à cette date. Le parc nucléaire français est le deuxième plus important au monde derrière celui des États-Unis (99 réacteurs) et fournit plus de 70 % du total de l'électricité produite dans le pays.

Actuellement, la part du nucléaire dans la production d'électricité en France (71,6 %, chiffre 2017) est de loin la plus importante au monde devant la Slovaquie (54 %), l'Ukraine (52 %), la Belgique (52 %) et la Hongrie (51 %). Fin 2017, le gouvernement avait déjà revu à la baisse ses ambitions de réduction de la part du nucléaire, prévoyant de la ramener à 50 % de la production d'électricité d'ici à 2030 ou 2035 au lieu de 2025 prévu initialement.

Les 58 réacteurs en activité utilisent tous la technologie dite de "deuxième génération", à eau pressurisée, et sont gérés par EDF, l’unique producteur d'électricité nucléaire en France. Ce dernier estime la durée de vie de ses centrales de deuxième génération à au moins 40 ans. Mais des organisations écologistes contestent cette analyse, comme le réseau Sortir du nucléaire pour qui le parc français "vieillissant" entraîne une dégradation "inévitable" de la sûreté.

Fermeture définitive de Fessenheim “à l’été 2020”

Au centre des inquiétudes, la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du pays mise en service en 1977. Ses deux réacteurs doivent fermer définitivement "à l'été 2020", a annoncé mardi le chef de l'État, précisant que quatre à six autres réacteurs français devaient fermer "d'ici 2030".

Le coût brut du démantèlement de l'ensemble des 58 réacteurs à eau pressurisée a été estimé, fin 2015, à 75 milliards d'euros par EDF, selon un rapport parlementaire de février 2017 qui a jugé que ce montant était sous-estimé. EDF a déjà procédé à des démantèlements : neuf réacteurs de "première génération" mis en service entre 1963 et 1986 ont été mis définitivement à l'arrêt pour être démantelés, notamment sur les sites de Chinon-A (Indre-et-Loire), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et Bugey (Ain).

Un réacteur dit de "troisième génération", baptisé EPR pour réacteur pressurisé européen, est en cours de construction depuis 2007 à Flamanville (Manche). Mais cette nouvelle technologie, présentée comme le "fleuron" de la filière nucléaire française avec une puissance élevée de 1 650 MW par réacteur et des systèmes de sauvegarde multipliés, accumule les déboires. L'EPR de Flamanville devrait démarrer fin 2019, pour une mise en service commerciale en 2020, pour une durée de vie estimée de 60 ans, alors que son lancement était initialement prévu en 2012. Son coût a entretemps plus que triplé, à 10,9 milliards d'euros.

Avec AFP

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