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Dans la presse

Emmanuel Macron et l'écologie : "Vernis vert ou vrai élan ?"

France 24

À la une de la presse, ce mardi 27 novembre, l'indignation des Tunisiens, après l'annonce de la visite, prévue aujourd’hui, du prince héritier d'Arabie saoudite, les tensions entre l'Ukraine et la Russie dans le détroit de Kertch, des déclarations signées Donald Trump, Emmanuel Macron face aux "Gilets jeunes", et une première judiciaire en France.

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À la une de la presse, ce matin, l’indignation des Tunisiens après l’annonce de la visite, prévue ce mardi, du prince héritier d’Arabie saoudite.

D’après le journal tunisien Assabah, plusieurs dizaines de militants et journalistes ont manifesté lundi, à Tunis, pour protester contre la visite de Mohammed ben Salmane, en raison des soupçons qui planent sur sa responsabilité dans l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. "Vous n’êtes pas le bienvenu", "vos valeurs ne sont pas celles de la démocratie tunisienne", ont scandé les manifestants. La visite du prince héritier ne devrait toutefois pas apporter que des soucis aux autorités tunisiennes. Tunisie Numérique rapporte que l’Arabie saoudite envisage d’accorder au pays un dépôt de 2 milliards de dollars, et de lui fournir du pétrole à des prix préférentiels. L'argument laisse de marbre le journal panarabe de Londres, Al Araby Al Jadeed, qui montre Mohammed ben Salmane en pleine tournée dans les pays arabes, à califourchon sur un baril de pétrole, un sabre ensanglanté à la main.

En Ukraine, le président Petro Porochenko a signé lundi un décret introduisant la loi martiale pour 30 jours dans ses régions frontalières, après l’arraisonnement de trois navires militaires ukrainiens par la Russie. Moscou n’en démord pas : si ces navires ont été interceptés, c’est parce que l’Ukraine a joué la "provocation". "L’Ukraine a décidé de jouer à la bataille navale avec la Russie dans le détroit de Kertch", accuse Komsomolskaïa Pravda.Le journal Kommersant ne manque pas de rappeler que de nombreux parlementaires ukrainiens ont vu dans l’instauration de la loi martiale "une tentative du président Porochenko d’empêcher la tenue des élections prévues en mars prochain".Le Kiyv Post, lui, est davantage remonté contre "l’abandon" de l’Ukraine par ses alliés : "Confronté à une agression militaire russe indéniable, équivalente à une déclaration de guerre au regard de toutes les interprétations raisonnables du droit international, les alliés de l’Ukraine ont jusqu’à présent manqué à leur devoir, en ne répondant pas de la façon adéquate".

Le président américain Donald Trump a dit espérer que le problème allait "se résoudre". "Quoi qu'il en soit, nous n'aimons pas ce qui se passe. Mais avec un peu de chance, ça va se résoudre." The Financial Times voit dans cette déclaration la manifestation d’un "soutien" à l’égard de Kiev. D’après The Wall Street Journal, qui évoque une "agression militaire" de la part de la Russie, Vladimir Poutine chercherait en réalité à "tester" le président américain, à -travers cet incident : "La méthode (du président russe) consiste à sonder les faiblesses de ses adversaires, et à vérifier ensuite s’il y a une quelconque réaction à son agression. Voilà ce qu’il vient de faire dans le détroit de Kertch".

Donald Trump a aussi critiqué l’accord sur le Brexit conclu entre l’UE et le Royaume-Uni, en prévenant que ce texte allait rendre plus difficiles les relations commerciales entre les États-Unis et le Royaume-Uni – une menace évoquée à la une du très eurosceptique journal The Times. La presse outre-Manche se réjouit, par ailleurs, de la libération de Matthew Hedges, ce ressortissant britannique condamné à la perpétuité aux Émirats arabes unis pour "espionnage" au profit d’un État étranger, et finalement gracié. D’après Metro, il serait désormais "libre et sur le chemin du retour".

Un mot, pour terminer, du mouvement, en France, des "Gilets jaunes", auxquels Emmanuel Macron doit s’adresser ce mardi. "Macron tend la main", annonce 20 Minutes, qui précise que le président va tenter "d’ouvrir le dialogue" à l’occasion de la présentation de son plan sur la transition écologique, notamment via des mesures d’accompagnement social. "Macron ne veut pas se prendre une veste", ironise Libération, pas très convaincu par la nouvelle "coloration verte du discours présidentiel". "Vernis vert ou vrai élan écolo ?", s’interroge le journal, dont le scepticisme est partagé par L'Humanité, très critique, notamment vis-à-vis du plan transports présenté lundi. "Des mesures sans ambition, ni budget", selon L'Huma, qui annonce déjà un virage "raté" vers la transition écologique.

L'Humanité fait aussi état d’une première en France, et salue la décision de la justice marseillaise, qui a condamné le leader mondial des voyages maritimes, le groupe américain Carnival, pour infraction aux normes environnementales. "La croisière, ça pollue, et ça n’amuse plus", se réjouit L'Huma, qui rappelle que le carburant des bateaux de croisière est 3 500 fois plus polluant que celui des voitures.

 

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