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Afghanistan : un groupe de sécurité britannique visé par un attentat meurtrier à Kaboul

Les forces de sécurité afghanes arrivent sur le site d'une attaque-suicide à Kaboul, Afghanistan, le 20 novembre 2018.
Les forces de sécurité afghanes arrivent sur le site d'une attaque-suicide à Kaboul, Afghanistan, le 20 novembre 2018. Omar Sobhani, Reuters

Revendiquée par les Taliban, une attaque a fait 10 morts et 19 blessés, mercredi, dans un quartier sensible de la capitale afghane, quelques heures après une annonce gouvernementale sur le processus de paix avec les insurgés.

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Des hommes armés ont attaqué, mercredi 28 novembre, les locaux d’une compagnie de sécurité privée dans l’est de Kaboul, la capitale afghane, faisant au moins 10 morts et 19 blessés. Cet attentat, revendiqué par les Taliban, a débuté par l’explosion d’une voiture piégée devant l’enceinte de l’entreprise britannique G4S. Plusieurs hommes armés se sont ensuite introduits sur le site et ont échangé des coups de feu avec le service de sécurité.

Ce nouvel épisode de violence dans un quartier particulièrement sensible et protégé de la capitale s'est produit quelques heures après l’intervention du président afghan sur la relance du processus de paix avec les Taliban. Le président Ashraf Ghani a annoncé la constitution d’une équipe de 12 personnes pour ouvrir le dialogue avec les insurgés, rappelant l’importance du processus de réconciliation nationale. Il a toutefois précisé que ces négociations s’inscriraient dans la durée et que la mise en place d’un accord prendrait au moins cinq ans. Le président afghan s’est exprimé depuis Genève, ou se tient une conférence internationale des Nations unies sur la guerre entre les forces de sécurité afghanes et les Taliban.

Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, il y aurait aujourd’hui une réelle opportunité pour lancer des négociations directes entre le gouvernement et le groupe insurgé. En campagne pour sa réélection, Ashraf Ghani a fait du processus de paix sa priorité, mais les Taliban refusent toujours tout contact avec des autorités qu’ils jugent illégitimes et affirment qu’ils ne négocieront qu’avec les Américains.

Outre atlantique, le message est clair : les États-Unis appellent au cessez-le-feu, soutiennent le processus de paix et demandent aux Taliban de faire connaître des interlocuteurs pour porter leurs revendications.

Avec AFP et Reuters

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