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Son ex-chef de campagne dans la tourmente, Trump s'en prend à l'enquête russe

Donald Trump le 26 novembre 2018 à Washington.
Donald Trump le 26 novembre 2018 à Washington. Jonathan Ernst, Reuters

Alors que son ex-directeur de campagne est accusé d'avoir menti au FBI et, selon la presse, d'avoir rencontré le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, Donald Trump s'en est pris une nouvelle fois au procureur spécial chargé de l'enquête russe.

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Après de nouvelles accusations contre Paul Manafort, son ex-directeur de campagne, Donald Trump a accusé mardi 27 novembre le procureur spécial Robert Mueller d’être "devenu hors de contrôle".

"Mueller et sa bande de démocrates en colère ne regardent qu'un côté, pas l'autre. Attendez que soit révélée la façon horrible et vicieuse dont ils traitent les gens, ruinant leur vie parce qu'ils refusent de mentir", a menacé sur Twitter le président américain, qui a plusieurs fois accusé le procureur de partialité. Robert Mueller est "devenu hors de contrôle" et "fait un mal IMMENSE à notre système judiciaire", a-t-il jugé, dénonçant une nouvelle fois une "chasse aux sorcières".

Cet accès de colère intervient au lendemain de l'incarcération de George Papadopoulos, éphémère conseiller diplomatique de Donald Trump en 2016, et de nouvelles accusations contre Paul Manafort, déjà jugé coupable d'association de malfaiteurs et d'obstruction à la justice.

Paul Manafort dans la tourmente

"Le président a fait part de son mécontentement depuis le début" de l'enquête et "nous aimerions bien qu'elle se termine", a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. Mais les enquêteurs semblent vouloir garder la main sur Paul Manafort qui, par sa position, n'aurait pas pu ignorer des contacts avec des responsables russes.

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La justice américaine l'accuse désormais d'avoir menti au FBI alors qu'il avait décidé de coopérer en échange d'un accord de plaider-coupable. Les avocats de Paul Manafort, qui encourt au moins dix ans de réclusion dans cette procédure distincte de celle où il a été reconnu coupable et attend sa sentence, ont réfuté cette affirmation.

Paul Manafort aurait par ailleurs rencontré "secrètement" le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à Londres entre 2013 et 2016, selon le journal britannique The Guardian. La dernière rencontre aurait eu lieu "autour de mars 2016", le mois même où Paul Manafort rejoignait l'équipe de Donald Trump. En juillet suivant, le site Internet avait diffusé près de 20 000 messages électroniques internes de l'équipe d'Hillary Clinton piratés par des hackers russes, ce qui avait perturbé la campagne de la candidate démocrate.

"On imagine mal comment Manafort pourrait lui aussi échapper à la prison"

Mueller reste silencieux

Paul Manafort a fermement démenti mardi ces informations "totalement fausses et volontairement diffamatoires", affirmant dans un communiqué n'avoir "jamais rencontré Julian Assange ou quiconque lié à lui". WikiLeaks a également démenti les affirmations du journal, alors que Julian Assange fait l'objet de poursuites aux États-Unis dont les chefs d'inculpation n'ont pas été révélés mais qui pourraient être liés à la présidentielle de 2016. Cette rencontre aurait pu "offrir une occasion parfaite de coordonner les fuites", a réagi sur Twitter le sénateur démocrate Richard Blumenthal, évoquant "une pièce potentiellement fondamentale dans le puzzle de la collusion".

Robert Mueller est resté silencieux depuis le début de l'enquête qui a débouché sur une trentaine d'inculpations et plusieurs condamnations. Selon les médias américains, il serait proche de conclure ses travaux après avoir reçu les réponses écrites du président américain qu'il attendait depuis plusieurs mois.

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Avec AFP

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