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Dans la presse

"Celle qui plantait des arbres"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 28 novembre, l'enquête de nos confrères de RFI et plusieurs médias sur l'assassinat de deux experts de l'ONU en RD Congo en 2017, la situation en Centrafrique, et les héritiers de "celle qui plantait des arbres" au Kenya.

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Dans la presse, ce matin, cette enquête de RFI, en collaboration avec plusieurs médias, sur l’assassinat de deux experts de l’ONU, tués en 2017, en République démocratique du Congo.

Nos confrères ont eu accès à des milliers de pages de documents confidentiels des Nations unies sur la disparition de Michael Sharp et Zaida Catalan, qui avaient été chargés d’enquêter sur les violences dans la province du Kasaï-Central, dans le centre du pays, là où un chef coutumier, Kamuina Nsapu, qui s’était insurgé contre l’État, avait été tué par l’armée congolaise sept mois auparavant. Le gouvernement congolais a mis en cause les partisans de ce chef coutumier, les Kamuina Nsapu. Les enquêteurs de l’ONU, eux, pointent du doigt la volonté des autorités congolaises de "manipuler les investigations". Dans un rapport confidentiel, ces enquêteurs affirment que la procédure engagée par la RD Congo a été "menée dans un seul sens, avec pour objectif d’accuser quelques gens et de masquer la vérité sur les véritables assassins".Les trois "guides" qui accompagnaient les deux experts le jour de leur assassinat, sont quant à eux présentés par nos confrères de RFI comme "un étonnant trio" qui illustrerait "à merveille l’envers du décor du Kasaï en guerre", "où chaque acteur joue un double, un triple jeu, incité ou contraint par (les services de renseignement congolais), qui (utiliseraient) habilement les divisions au sein des chefferies traditionnelles pour mieux les infiltrer et les affaiblir".

En Centrafrique, un nouveau massacre dans un camp de réfugiés chrétiens, près de Bangui a fait plus de 60 morts, le 15 novembre dernier. D’après Libération, les meurtres, peu de temps auparavant, de trois musulmans, auraient mis le feu aux poudres, la minorité musulmane décidant de se venger en détruisant et en tuant ceux qu’elle considérait comme complices. Ces faits renforcent à leur tour les critiques sur l’impuissance des Casques bleus de la Minusca, la force des Nations Unies en Centrafrique, certains y voyant même la preuve d’un complot ourdi avec l’ancien colonisateur français. Des thèses "potentiellement explosives", selon Libé, qui relève qu’elles ne sont pas toujours remises en cause, ni au sein du pouvoir en place, ni au sein de l’Église catholique. Libération ne voit pas d’amélioration de la situation de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile, en 2013, alors que le pays n’avait jusque-là jamais connu de conflit religieux. Depuis, rappelle le journal, "les populations ont été sommées de choisir leur camp et se sont retrouvées prises en otage par des chefs de guerre, qu’ils soient issus de la Séléka, à majorité musulmane, ou des anti-balaka, à majorité chrétienne, des chefs qui prétendent les défendre pour mieux asseoir, en réalité, leur pouvoir et leurs rackets". Libé évoque aussi la récente intrusion des Russes dans ce dans ce pays misérable, mais doté d’immenses ressources minières, une intrusion venue "brouiller encore plus les cartes au moment où les violences repartent à la hausse".

C’est aussi en Afrique, au Kenya, qu’a été fondé, il y a quarante ans, le Mouvement de la ceinture verte, qui continue de soutenir des milliers de petits paysans. Lancé par la militante écologiste Wangari Maathai, prix Nobel de la paix 2004, ce mouvement soutient toujours la plantation d’arbres pour rendre le Kenya moins vulnérable au changement climatique, tout en soutenant son économie. Quarante ans après, La Croix a suivi un groupe d’une dizaine d’agriculteurs, dont fait partie Mary Wanjira, une digne héritière de Wangari Maathai, "celle qui plantait des arbres", aujourd’hui disparue. Après avoir suivi une formation, Mary récolte de précieuses graines d’arbres, les "couve" dans des "nurseries", et veille ensuite à la pérennité des plantations. Elle a aussi appris à cuisiner de manière plus saine avec du charbon de bois issus de branchages, et non d’arbres abattus et surtout, en utilisant les arbres qu’elle a elle-même plantés sur ses terres, sans abîmer la forêt primaire, la forêt d’origine. "Grâce à la vente des plants, j’ai pu acheter de la nourriture de meilleure qualité et surtout en plus grande quantité", raconte Mary, qui dit que son travail lui a aussi permis de payer les frais de scolarité des enfants. D’après La Croix, elle et ses amis "incarnent le dessein de Wagari Maathai, qui a supporté la prison et les attaques du pouvoir de l’ancien président Daniel arap Moi : émanciper les individus et leur donner prise sur le destin".

 

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