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Donald Trump menace de taxer les automobiles importées

Donald Trump à la Maison Blanche le 28 novembre 2018.
Donald Trump à la Maison Blanche le 28 novembre 2018. Jonathan Ernst, Reuters

Irrité par le plan social chez General Motors, le président américain a signalé mercredi son intention de taxer les automobiles importées. La Chine et l'Union européenne seraient les premières touchées par ces nouveaux droits de douane.

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L’idée flottait depuis quelques temps déjà : Donald Trump a confirmé, mercredi 28 novembre, son intention d'imposer des taxes douanières sur les importations de voitures aux États-Unis pour protéger l'industrie automobile américaine.

Prenant pour prétexte l'annonce de plan social du constructeur américain General Motors (GM), le président républicain a justifié l'existence de telles mesures protectionnistes soulignant qu'elles avaient fait leur preuve pour prémunir les camionnettes à plateaux (ou pick-up) de la concurrence étrangère.

"Si nous avions fait de même avec les voitures venant ici, bien plus de voitures auraient été fabriquées ici", a-t-il écrit dans un tweet. "Et GM ne fermerait pas ses usines dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland", a-t-il ajouté dans un deuxième tweet.

La Chine visée

Donald Trump a par ailleurs missionné son représentant au Commerce (USTR) Robert Lighthizer "d'examiner tous les outils à disposition pour égaliser les tarifs douaniers (chinois) imposés à l'automobile" américaine, a annoncé l'USTR dans un communiqué. Les taxes douanières chinoises imposées aux voitures américaines s'élèvent à 40 %, a-t-il indiqué. "C'est plus que le taux de 15 % que la Chine impose à ses autres partenaires commerciaux", a-t-il dénoncé.

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La Maison Blanche avait annoncé fin mai son intention d'imposer des tarifs douaniers de l'ordre de 25 % sur les importations automobiles pour défendre ce secteur, symbole de l'industrie manufacturière des États-Unis. Les voitures importées du Canada et du Mexique, qui viennent de conclure un nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis (AEUMC), seront exemptées.

Fin mai, Donald Trump avait chargé le département au Commerce de mener une enquête approfondie pour établir la pertinence et l'ampleur potentielle de telles taxes. Puis durant l'été, l'administration Trump avait mené des auditions des principaux acteurs américains et étrangers. Elle avait aussi passé au crible les centaines de commentaires par écrit, pour la plupart hostiles à de telles taxes.

Annonce possible la semaine prochaine

Le département au Commerce n'a pas encore remis de rapport finalisé à la Maison Blanche, a indiqué à l'AFP un porte-parole. Mais un rapport préliminaire circule contenant son diagnostic, ses recommandations en termes de montant des taxes et les pays ciblés. C'est in fine Donald Trump qui prendra une décision. "Le président dispose d'un grand pouvoir sur cette problématique", a également souligné Donald Trump, allusion au fait qu'il peut aller au-delà des recommandations de son secrétaire au Commerce Wilbur Ross.

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Selon la presse allemande, l'Union européenne serait visée par ces taxes qui pourraient être annoncées la semaine prochaine après le sommet du G20 en Argentine. Si tel était le cas, cela mettrait fin à la trêve conclue, fin juillet, entre Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

À Washington, la délégation européenne s'est contentée de rappeler les propos tenus récemment par la Commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström. "L'Union européenne a une liste de taxes douanières prête si les Américains imposaient des taxes sur les voitures", avait-elle déclaré lors d'une visite dans la capitale fédérale tout en rappelant que selon les termes de l'accord de juillet, l'imposition de nouvelles taxes est suspendue tant que les discussions se poursuivent.

En France, le ministère de l'Économie a affirmé ne pas disposer "d'information sur ce qui est sur la table ou pas du président des États-Unis". "Par principe, ce sont des mesures que nous réprouvons. Nous estimons qu'elles sont dépourvues de légitimité et même de base juridique", a-t-on poursuivi.

Avec AFP

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