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Les "Gilets jaunes" maintiennent la pression, une délégation reçue vendredi à Matignon

Un rassemblement de "gilets jaunes" à Toulouse, le 24 novembre 2018
Un rassemblement de "gilets jaunes" à Toulouse, le 24 novembre 2018 AFP

Une délégation des “Gilets jaunes” doit être reçue à Matignon vendredi, point d'orgue de deux jours de rencontre avec l'exécutif. Ce jeudi des élus locaux ont réclamé un "geste" du gouvernement.

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Une délégation des "Gilets jaunes" sera reçue à Matignon vendredi 30 novembre, point d'orgue de deux jours de discussions entamées jeudi pour dessiner la "grande concertation" locale de trois mois voulue par Emmanuel Macron. Jeudi, la quasi-totalité des élus locaux reçus par Édouard Philippe ont réclamé un nouveau "geste" de l'exécutif face à la mobilisation des "Gilets jaunes", afin que cette concertation puisse avoir lieu de façon "sereine" et "apaisée".

À leur sortie de Matignon, ces représentants des collectivités territoriales et des élus locaux ont pour certains réclamé un moratoire sur la hausse de la taxe carbone prévue au 1er janvier. D'autres ont laissé le gouvernement décider de la nature de ce geste mais réclamé qu'il intervienne "avant Noël" ou avant le début des débats locaux qu'essaie de mettre en place le Premier ministre.

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Ces représentants venaient pour leur quasi-totalité de partis d'opposition - LR, PS, PCF... - ainsi que de l'UDI. Représentant des régions de France, le président LR de la région Grand Est Jean Rottner a plaidé "la nécessité au minimum d'avoir une forme de moratoire sur toute taxe supplémentaire" sur les carburants au 1er janvier, afin de permettre "une concertation apaisée".

Nouvelle mobilisation prévue samedi

Un groupe de huit porte-parole avait été désigné lundi. Deux d'entre eux, Priscillia Ludosky et Éric Drouet, ont déjà été reçus mardi par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. Matignon a indiqué que le groupe serait reçu "en tout ou partie" par Édouard Philippe. Une précision d'importance, alors qu’Éric Drouet, un chauffeur routier de Seine-et-Marne, a déjà signifié son refus de se rendre à Matignon, et prévenu "ceux qui accepteront d'y aller" qu'ils "devront en accepter les conséquences".

L'idée d'un moratoire fait débat dans la majorité macroniste. La présidente (LREM) de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Brigitte Bourguignon, pour un "moratoire d'un trimestre" sur les hausses de taxes sur les carburants. Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, y est opposé.

Sur le terrain, les "gilets jaunes" se donnent rendez-vous samedi, notamment sur les Champs-Élysées, pour l'acte 3 de leur mobilisation contre les taxes sur le carburant et pour la hausse du pouvoir d'achat. Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, souhaite qu'ils soient autorisés à manifester sur la célèbre avenue parisienne, ou bien qu'à défaut, celle-ci soit fermée pour éviter les violences du samedi 24 novembre.

Avec AFP et Reuters

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