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Au sommet du G20, Macron craint un tête-à-tête entre la Chine et les États-Unis

Emmanuel et Brigitte Macron arrivent à Buenos Aires, mercredi 28 novembre 2018.
Emmanuel et Brigitte Macron arrivent à Buenos Aires, mercredi 28 novembre 2018. Martin Acosta, Reuters

En amont du G20 de Buenos Aires, le président français a donné jeudi une interview à la presse argentine. Il évoque le risque d'un "tête-à-tête entre la Chine et les États-Unis et d'une guerre commerciale destructrice pour tous".

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Au G20 de Buenos Aires, le président français ne s'attend pas à des miracles. "Le risque est celui d'un tête-à-tête entre la Chine et les États-Unis et d'une guerre commerciale destructrice pour tous", a averti Emmanuel Macron dans une interview donnée jeudi 29 novembre au quotidien argentin La Nacion. Sur le climat et le commerce, "ce qu'on risque, c'est le blocage des forums multilatéraux comme le G20", a-t-il ajouté.

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"Sur le commerce, le risque est celui d'un délitement de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), qui malgré ses défauts est la plus grande plateforme de régulation du commerce mondial", a-t-il plaidé, en rappelant que la France et l'Union européenne (UE) proposent une réforme de l'OMC. "Si nous ne montrons pas des avancées concrètes, nos réunions internationales deviennent inutiles et même contreproductives", a-t-il estimé.

Défense du modèle multilatéral

Sur le climat, "nous devons utiliser ce forum pour montrer l'ambition de tous ceux qui veulent non seulement préserver l'accord de Paris, mais aussi aller plus loin, en précisant ou renforçant leurs engagements climatiques", a-t-il souhaité alors que s'ouvre dimanche en Pologne le sommet de la COP24. Mauvaise nouvelle pour ces réunions annuelles de l'ONU sur le climat, le Brésil, où vient d'être élu le climatosceptique Jair Bolsonaro, a annoncé mercredi qu'il renonçait à organiser la COP25 en 2019.

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Emmanuel Macron a par ailleurs rappelé que la France était "favorable à un accord commercial mutuellement bénéfique entre l'Union européenne et le Mercosur", le marché commun qui réunit Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay, et avec qui l'UE négocie depuis près de 20 ans. Mais en raison de "sensibilités agricoles", en particulier sur la filière bovine française, "nous ne sommes pas encore en situation de conclure", a souligné le président français, alors que le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro menace de quitter le bloc régional.

Quant à la politique de Donald Trump, il a reconnu qu'"il est vrai que certaines décisions récentes des États-Unis se sont faites au détriment des intérêts de leurs alliés". "C'est justement dans ces temps de crise qu'il faut défendre nos valeurs communes qui reposent sur le modèle multilatéral et la coopération." "C'est aussi mon ambition pour la présidence française du G7 en 2019", a conclu le chef de l'État.

Avec AFP

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