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MBS bien accueilli au G20 malgré l'affaire Khashoggi

Le prince héritier du trône saoudien, Mohammed ben Salmane, et Vladimir POutine au G20 de Buenos Aires le 30 novembre.
Le prince héritier du trône saoudien, Mohammed ben Salmane, et Vladimir POutine au G20 de Buenos Aires le 30 novembre. Kevin Lamarque, Reuters

Le prince héritier du trône saoudien, Mohammed ben Salmane, a été bien accueilli, vendredi, au premier jour du sommet du G20 en Argentine, malgré le scandale de l’affaire Khashoggi. Vladimir Poutine a notamment affiché son entente avec "MBS".

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Accueilli chaleureusement par Poutine, sur un ton badin par Trump, et plus fraîchement par Macron : le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône saoudien, a été très entouré au début du sommet du G20 à Buenos Aires.

"MBS", surnom qui lui avait été donné à l'époque où il était salué comme un grand réformateur, y fait sa première grande apparition sur la scène internationale depuis le scandale autour de Jamal Khashoggi, un journaliste critique à son égard tué dans le consulat saoudien à Istanbul début octobre.

Accusé ou soupçonné d'avoir commandité l'assassinat, Mohammed ben Salmane voit aussi sa réputation entachée par le rôle que joue l'Arabie saoudite dans l'interminable et sanglant conflit yéménite.

>> À voir : L'Arabie saoudite coupable de crimes de guerre ?

Un "tope-là" avec Poutine

Loin de se trouver ostracisé en Argentine, ou d'être traité en "paria" comme le prédisaient certains experts, le prince héritier a été au contraire très entouré.

Lui aussi critiqué, cette fois pour avoir remis le feu aux poudres du conflit ukrainien, le président russe, Vladimir Poutine, a retrouvé le Saoudien avec un enthousiasme manifeste à Buenos Aires, où les chefs d'État et de gouvernement du G20 se réunissent pendant deux jours.

Peu avant de prendre place autour de la table des discussions, le président russe et le prince héritier saoudien se sont salués avec un geste à mi-chemin entre la poignée de main et le "tope-là" de deux sportifs ou adolescents. La vidéo de leur salut est rapidement devenue virale.

"Plaisanteries" avec Trump

Le Russe et le Saoudien ont un intérêt stratégique majeur en commun : le pétrole. Le cours de l'or noir, en chute libre, est suspendu depuis des semaines à un éventuel accord des deux puissances pétrolières sur une baisse de production.

La Maison Blanche a elle indiqué que "MBS" avait "échangé des plaisanteries" avec Donald Trump en marge du sommet. Le président américain est l'un des principaux soutiens du prince saoudien, sur lequel il compte justement pour maintenir un cours bas du pétrole.

On a également vu le prince de 33 ans s'entretenir avec la fille du président américain Ivanka Trump, et serrer la main d'Emmanuel Macron.

"Vous ne m'écoutez pas"

La vidéo d'un échange moins cordial entre "MBS" et Emmanuel Macron a aussi fait jaser sur les réseaux sociaux. "Vous ne m'écoutez jamais", lance en anglais le président français, tendu. "Bien sûr que j'écouterai", rétorque le prince héritier saoudien.

Selon la présidence française, le chef d'État français a demandé lors de l'échange "d'associer des experts internationaux à l'enquête" Khashoggi et a plaidé pour "une solution politique au Yémen".

La Première ministre britannique, Theresa May, interrogée par Sky News avant le sommet, entend elle aussi s'entretenir avec Mohammed ben Salmane pour réclamer une enquête "crédible" et "transparente" sur le meurtre de Jamal Khashoggi.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a elle porté plainte lundi devant la justice argentine contre le prince.

Avec AFP

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