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"Gilets jaunes" : 412 interpellations, des violences "d'une gravité sans précédent" à Paris

Des nettoyeurs enlèvent les graffitis sur l'Arc de triomphe à Paris, le 2 décembre 2018.
Des nettoyeurs enlèvent les graffitis sur l'Arc de triomphe à Paris, le 2 décembre 2018. Stephane Mahe, Reuters

412 personnes ont été interpellées et 378 placées en garde à vue après les violences de samedi à Paris, ont révélé dimanche le procureur et le préfet de Paris. 249 incendies ont été recensés par les pompiers.

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La journée de manifestation des "Gilets jaunes" samedi à Paris a été marquée "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé dimanche 2 décembre le préfet de police Michel Delpuech.

Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux" notamment.

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Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

Déplorant des "violences délibérées" commises par des personnes "désireuses d'affronter les forces de l'ordre" et "d'en découdre", Michel Delpuech a indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche".

"Désinhibition"

Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il dit. "On ne peut se revendiquer d'un mouvement qui se veut pacifique et venir sur le pavé parisien avec un comportement qui est inacceptable."

Présent à ses côtés, le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" avaient été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs". Le parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il ajouté.

Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté.

Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi affirmé M. Heitz. "La justice passera" car "il ne peut y avoir d'impunité", a-t-il assuré.

Avec AFP

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