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Dans la presse

"MBS débarque en Algérie avec son propre tapis rouge"

France 24

Dans la presse, ce lundi 3 décembre, les réactions des journaux français et étrangers aux violences en marge de la troisième journée de mobilisation des "Gilets jaunes", samedi, en France, une défaite historique pour les socialistes espagnols, et la proposition surprenante d'une universitaire britannique.

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Dans la presse, ce lundi matin, les réactions aux violences en marge de la troisième journée de mobilisation des "Gilets jaunes", en France.

La poursuite de la mobilisation et l’aggravation des violences, notamment à Paris, alarme Libération, qui voit Emmanuel Macron "submergé" par le jaune, "tétanisé" face à "un mouvement qu’il ne parvient pas à enrayer et qui menace de déborder". Dans cette crise, le président joue-t-il le rôle d’un "pompier" ou d’un "pyromane", s’interroge Libé, en évoquant une situation d’"insurrection" qui exigerait une "négociation immédiate". "La France sous le choc attend des réponses", prévient Le Figaro, qui demande le rétablissement de l’ordre face à l’"explosion de violences inexcusables" et "le report, d’urgence, des hausses de taxes qui ont mis le feu aux poudres".

Plusieurs quotidiens français s’adressent directement à Emmanuel Macron. "Monsieur le président, il faut des réponses", presse Le Parisien, qui condamne "les actes intolérables" de ce week-end, et demande à Emmanuel Macron de faire "un geste" pour "apaiser" le pays. "Monsieur le président, à vous d’agir", lance Midi Libre au chef de l’État, qui a tenu hier une réunion de crise et a demandé au Premier ministre de recevoir les chefs de parti et les représentants de manifestants. "La seule réponse possible : la justice sociale", plaide L'Humanité, en réclamant "un changement de cap" et en mettant en garde le gouvernement contre la tentation "de tergiverser, de jouer le pourrissement, la division".

Les images des violences en plein Paris, samedi, ont fait le tour de la planète. "France, le jour d’après" :Le Temps prévient que "les images de l’Arc de triomphe aux mains des casseurs ne doivent pas faire trébucher dans le fossé des amalgames", en rappelant que "des centaines de milliers de Français expriment depuis trois semaines leur colère, à travers tout le pays, sans confrontation (ni) jet de pierres". "La plaie des 'Gilets jaunes' ne cicatrisera pas avec des coups de menton ou un état d’urgence", écrit le quotidien suisse, qui évoque une "rupture de confiance" entre le président et les Français, tandis que The Financial Times, au Royaume-Uni, évoque le "choc" des Français et la "crise" traversée par Emmanuel Macron, qu’il estime "menacé" à la fois par les "émeutes" et par ses opposants de droite comme de gauche, qui verraient, eux, une "opportunité" dans cette "colère largement répandue". "Avec leurs origines fermement enracinées dans le cyberespace, les 'Gilets jaunes' ne sont connectés à aucun parti existant, même si plusieurs d’entre eux tentent de les récupérer", relève The Washington Post. "Toute revendication d’affiliation est opportuniste, car le mouvement lui-même ne s’est désigné aucun leader", écrit le quotidien américain, en assurant que "le monde démocratique a ressenti le coup de chaud venu de Paris".

En Espagne, l’Andalousie, bastion des socialistes depuis 37 ans, a subi dimanche un séisme électoral. La défaite "historique" du PSOE et de sa candidate, Susana Diaz, aux élections régionales, fait la une de toute la presse espagnole. ABC, notamment, se réjouit de voir l’Andalousie "fatiguée" des socialistes. Ses confrères du journal catalan El Periodico notent la percée spectaculaire du parti d'extrême droite Vox, qui passe de 0 à 12 sièges au parlement andalou.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, poursuit sa tournée des pays arabes, après un détour par le G20. Il est à présent en Algérie. Le journal saoudien Arab News annonce une visite de deux jours, consacrée aux investissements et aux relations commerciales entre le royaume et l’Algérie, en particulier dans le secteur du pétrole et de la pétrochimie, pour un montant annoncé de 5 milliards de dollars. Le site TSA Algérie, qui note que cette visite "intervient à la veille de la réunion de l’Opep à Vienne", Alger souhaitant avoir à ses côtés l’Arabie saoudite, "le plus gros exportateur de pétrole au monde, pour stabiliser les prix", évoque aussi, du côté de Riyad, la volonté d’obtenir le soutien de la diplomatie algérienne pour "sortir du bourbier yéménite" et la tentative de redorer le blason du prince héritier, mis en cause dans l’assassinat de Jamal Khashoggi. Plusieurs intellectuels et politiques algériens critiquent la visite de "l'ordonnateur (de ce) crime abominable". "Mohamed ben Salmane débarque en Algérie", annonce le dessinateur Dilem. "Il se déplace avec son propre tapis rouge" – rouge, comme le sang. Un dessin trouvé sur Twitter.

Pour conclure sur une note plus légère, le Daily Mail nous apprend qu’une universitaire britannique propose de mettre fin aux expressions et autres dictons faisant référence aux animaux, pour sensibiliser à la cause animale. Elle propose par exemple remplacer l’expression "prendre le taureau par les cornes", par "prendre les fleurs par les épines". Promis, juré, demain on s’y met ! Cochon qui s’en dédit.

 

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