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Le Parlement britannique ouvre les débats sur l'accord de Brexit

Theresa May le 22 novembre 2018 à Londres.
Theresa May le 22 novembre 2018 à Londres. Henry Nicholls, Reuters

La Première ministre britannique Theresa May doit défendre mardi devant les députés l'accord de Brexit négocié avec l'Union européenne. Un vote crucial aura lieu au bout de cinq jours de débat.

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La partie la plus difficile commence pour Theresa May. La Première ministre britannique va demander mardi 4 décembre aux députés de soutenir l'accord de Brexit qu'elle a conclu en novembre avec l'Union européenne (UE). Il s'agira du premier de cinq jours de débats à la Chambre des communes, avant un vote historique le 11 décembre.

La volonté de Theresa May de maintenir des liens étroits avec l'UE après le Brexit a été critiquée aussi bien par les députés eurosceptiques (les "brexiters") que ceux favorables au maintien du Royaume-Uni dans l'UE (les "remainers"). Le Parlement de Westminster est ainsi loin d'être acquis à la position de la Première ministre.

>> À lire sur France 24 : Theresa May et son plan sur le Brexit, la chasse aux 320 voix

Le gouvernement britannique multiplie les mises en garde sur les risques d'un Brexit sans accord. Tournée à travers le Royaume-Uni, rendez-vous télévisés, entretiens avec des députés : Theresa May, 62 ans, s'est démenée pendant dix jours pour tenter de convaincre les opposants à l'accord conclu avec Bruxelles.

Pétition pour un nouveau vote

Si le Parlement britannique venait à se prononcer contre cet accord, Theresa May pourrait demander un nouveau vote après renégociation avec l'UE, mais un tel revers rapprocherait la Grande-Bretagne d'un Brexit sans accord, avec le risque d'un choc plus violent pour l'économie britannique que la crise financière de 2008,  et accentuerait la pression sur May pour qu'elle démissionne.

D'autres scénarios sont aussi envisageables en cas de rejet par le Parlement de l'accord de Brexit, comme un nouveau référendum après celui de 2016 (un cas de figure dont May ne veut pas et qu'elle juge impossible), voire l'annulation du Brexit. Lundi, des députés des partis conservateur, travailliste, libéral-démocrate et vert ont remis à Downing Street une pétition de plus d'un million de signatures demandant un nouveau vote. "C'est la seule possibilité si le Parlement est dans une impasse", a dit à l'AFP la députée tory Justine Greening.

Menace d'un vote de défiance

Theresa May, en dépit des vents contraires, garde le cap. "Le peuple britannique veut que nous allions de l'avant avec un accord qui honore le référendum et nous unisse de nouveau en tant que pays", va-t-elle déclarer mardi devant les députés, selon des extraits de son discours. "C'est l'accord qui répond aux attentes du peuple britannique", ajoutera-t-elle.

Brexiters comme remainers ont annoncé qu'ils se prononceraient contre le projet de sortie de l'UE établi par Theresa May et certains, dans les deux camps, ont menacé de voter la défiance contre la Première ministre.

Jusqu'à six amendements visant à renégocier certains termes de l'accord de Brexit pourront être retenus le 11 décembre. Ces amendements ne seront pas juridiquement contraignants, mais Theresa May pourra difficilement les ignorer.

Avec Reuters et AFP

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