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Dans la presse

Gilets jaunes : "À quand un moratoire sur la surdité ?"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 5 décembre, les réactions de la presse française et étrangère aux concessions du gouvernement pour désamorcer la colère des Gilets jaunes, ainsi que celle de Donald Trump, Theresa May de nouveau en mauvaise posture, et les pires blagues de Noël.

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Dans la presse, ce mercredi matin, les réactions, en France et à l’étranger, aux propositions du gouvernement, pour sortir de la crise des Gilets jaunes.

Les concessions annoncées mardi par le Premier ministre Édouard Philippe, et notamment le moratoire sur la hausse des taxes sur le carburant, sont jugées dans l’ensemble insuffisantes, à la fois par les Gilets jaunes et la presse française, qui dénonce, à l’image de L'Obs, le manque d’écoute de l’exécutif. "À quand un moratoire sur la surdité ?", ironise le magazine, qui estime que les propos de ces "Français en colère" n’ont "rien d’absurde", "pour peu qu’on y prête l’oreille". "Le gouvernement a assumé une injustice flagrante : faire porter aux plus modestes la charge de la transition écologique", critique L’Obs, qui demande au gouvernement d’engager "un virage vers une politique mariant 'en même temps' fiscalité écologique et justice sociale. Car l'une n'ira jamais sans l'autre". Une analyse semblable à celle du Telegraph, au Royaume-Uni, qui estime que le "narcissique Emmanuel Macron est en train d’apprendre à ses dépens qu’on ne peut pas sauver la planète sur le dos des plus pauvres". The Wall Street Journal, aux États-Unis, n’a pas oublié, lui, la formule d’Emmanuel Macron sur le réchauffement climatique : "Il n’y a pas de plan B, parce qu’il n’y a pas de planète B". "Apparemment, il y a bien un plan B, et le président Macron en est parvenu à la conclusion que les réductions marginales des émissions de carbone ne méritent pas de mettre à genoux une économie et de sacrifier sa carrière politique", ironise le journal, qui estime que le recul d’Emmanuel Macron apporte la preuve, a contrario, de la nature "visionnaire" de la position défendue par Donald Trump. Le président américain, qui sait qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, n’a d’ailleurs pas manqué de commenter les déboires de son homologue sur les réseaux sociaux. "Je suis heureux que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants de Paris soient tombés d’accord sur la conclusion à laquelle j’avais abouti il y a deux ans", a tweeté Donald Trump, qui a déchiré l’accord de Paris sur le climat dès son arrivée à la Maison Blanche.

Son climato-scepticisme ne fait toutefois pas l’unanimité outre-Atlantique, comme en témoigne le dessin de Tom Toles pour The Washington Post, qui montre une usine émettant du C02, un gaz "incolore, inodore, invisible", recouvert par un "écran de fumée nauséabond" émanant de la Maison Blanche : "La couverture du crime est parfois plus sale que le crime lui-même", indique la légende. Le bruit et l’odeur sont décidément les thèmes du jour. À voir également, ce dessin de Ben Garrison trouvé sur Twitter, où Emmanuel Macron apparaît sous les traits de Pepe le putois. L’odeur de la mondialisation qu’il laisse dans son sillage réveille la fureur des Gilets jaunes… et fait s’évanouir les fleurs de la taxe carbone.

Au Royaume-Uni, Theresa May a subi un nouveau revers, avec le vote hostile de la Chambre des communes contre son gouvernement, jugé responsable d’"outrage au Parlement". D’après The Financial Times, les députés ont sanctionné son refus de publier dans son intégralité un avis juridique sur l’accord conclu avec Bruxelles pour encadrer le Brexit – une sanction qui fait de nouveau entrevoir un Brexit sans accord, selon le journal. "Le jour de l’humiliation pour Theresa May", annonce le gratuit City AM, qui parle d’une "défaite historique" pour la cheffe du gouvernement, face à un Parlement décidé à "reprendre le contrôle". Mais pour aller où ? The Daily Express s’adresse directement aux parlementaires : "Vous sabotez le Brexit, à vos risques et périls". Le tabloïd brandit la menace d’un retour à la case départ, et même d’un second référendum, un scénario noir pour les partisans du Brexit.

Brexit ou pas, rien de viendra jamais à bout de l’humour british. Rions un peu avec The Daily Express, toujours, qui a recensé les pires blagues britanniques à propos de Noël. C’est pas évident évident à traduire, mais je me lance quand même. Exemples : quel est le chanteur préféré du père Noël ? Elfis Presley, à cause des elfes de Noël. Pourquoi les oiseaux volent-ils vers le Sud en hiver ? Parce que c’est trop loin pour y aller à pied. Ou encore : Pourquoi les sapins sont-ils si mauvais en tricot ? Parce qu’ils perdent toutes leurs aiguilles…

 

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