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Guerre au Yémen : des pourparlers de paix s’ouvrent en Suède sous l'égide de l'ONU

Le château de Johannesberg, à Rimbo, en Suède, où vont se tenir les pourparlers de paix du 6 décembre 2018.
Le château de Johannesberg, à Rimbo, en Suède, où vont se tenir les pourparlers de paix du 6 décembre 2018. Janerik Henriksson, Reuters, TT News Agency

Le gouvernement et la rébellion yéménite se retrouvent jeudi en Suède pour des pourparlers de paix, les premiers depuis deux ans. Mais belligérants et observateurs se font peu d'illusions sur les chances de conclure un accord.

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Des pourparlers de paix inter-yéménites organisés sous l'égide des Nations unies s'ouvrent jeudi 6 décembre en Suède. La première rencontre depuis 2016 entre le gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite (sunnite), et la rébellion (chiite) appuyée par l'Iran.

Depuis quatre ans le Yémen est dévasté par une guerre opposant les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, aux partisans du gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenus militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

>> À lire sur France 24 : "Les pourparlers en Suède, un mince espoir de paix après des années de guerre au Yémen"

Yémen : "Les États-Unis utilisent l'affaire Khashoggi pour faire pression sur l'Arabie saoudite"

Mais belligérants et observateurs ne se font guère d'illusion sur les chances d'aboutir à un accord durable. Toutes les tentatives visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis quatre ans ont en effet échoué jusqu'ici.

Le médiateur de l'ONU, le Britannique Martin Griffiths, est allé en personne chercher dans la capitale Sanaa la délégation des rebelles Houthis, arrivée avec lui en Suède mardi soir à bord d'un avion spécial koweïtien.

Sur la table des négociations, doivent notamment figurer la réouverture de l'aéroport international de Sanaa, fermé depuis trois ans, le recensement des zones minées par les rebelles, un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires.

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Échecs des pourparlers antérieurs

En septembre, des pourparlers de paix ont achoppé sur le refus des négociateurs Houthis de se rendre à Genève sans garantie sur leur voyage retour vers la capitale Sanaa et sur l'évacuation de rebelles blessés vers Oman.

Un précédent round de négociations organisé au Koweït en 2016 avait lui échoué après 108 jours de tractations, et des délégués rebelles étaient alors restés bloqués au sultanat d'Oman pendant trois mois.

En quatre ans, le conflit au Yémen a fait au moins 10 000 morts et a poussé 14 millions de personnes au bord de la famine. L’ONU considère aujourd’hui la situation humanitaire dans le pays comme la pire du monde.

>> À voir sur france 24 : "EXPRESS ORIENT - 'Yémen : la guerre décryptée' "

Près de 80 % de la population du Yémen, soit approximativement 24 millions de personnes, a "maintenant besoin d'une forme ou autre de protection et d'une assistance humanitaire", selon l'ONU.

Dans l'ensemble de ce pays, 18 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire, dont 8,4 millions souffrent désormais de "faim extrême".

Avec AFP

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