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Yémen : le gouvernement envisage l’option militaire pour reprendre le port d’Hodeïda

Voitures de police devant le Château de Johannesberg à Rimbo, Suède, 5 décembre 2018
Voitures de police devant le Château de Johannesberg à Rimbo, Suède, 5 décembre 2018 News Agency/Stina Stjernkvist via REUTERS

Le gouvernement yéménite menace de lancer l’offensive sur le port stratégique d'Hodeïda si les rebelles houthis "ne sont pas constructifs", au deuxième jour des consultations de l’ONU, visant à rouvrir le dialogue.

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Rassemblés en Suède pour des pourparlers encadrés par les Nations unies, le gouvernement yéménite et les rebelles Houthis sont encore bien loin de trouver un terrain d’entente.

Point stratégique pour l’entrée de l’aide humanitaire, le port de Hodeïda est contrôlé par les rebelles Houthis depuis 2014. Le gouvernement exige leur retrait immédiat et accuse les insurgés, soutenus par l’Iran, de l’utiliser pour importer des armes.

S’il se dit prêt à négocier "en réponse aux appels de la communauté internationale et de l’ONU", le pouvoir, soutenu par l’Arabie saoudite, se fait néanmoins menaçant : "S'ils (les rebelles) ne sont pas constructifs, nous avons de nombreuses options, y compris une intervention militaire". Cette sortie du ministre de l’agriculture Othman al-Moujalli, en marge des négociations, a suscité une réaction quasi-immédiate des rebelles Houthis : l’abandon du port "n'est pas à l'ordre du jour".

L'aéroport de Sanaa, autre désaccord majeur

Autre point majeur de désaccord, l’aéroport de Sanaa. Les Houthis contrôlent la capitale et son aéroport mais le trafic aérien est contrôlé par le gouvernement. Les rebelles veulent que l’aéroport soit rouvert au trafic civil et menacent de le fermer aussi aux avions de l'ONU si leur revendication est rejetée.

Le gouvernement et les rebelles Houthis sont réunis pour la première fois depuis 2016. L'objectif de l'ONU, à l'initiative de ces négociations, est de renouer le dialogue en vue de mettre fin à un conflit qui a fait au moins 10 000 morts depuis 2014 et précipité 14 millions de personnes au bord de la famine.

>> À lire : Pourparlers de paix en Suède : "Les chances du Yémen de sortir de la crise sont faibles"

Il n'existe officiellement aucune condition préalable à ces consultations favorisées par la signature cette semaine d'un accord sur l'échange de milliers de prisonniers. Mais chacun des deux camps menace de rompre le dialogue si ses exigences se sont pas satisfaites.

Avec AFP

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