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Gilets jaunes : quand Trump et Erdogan donnent des leçons à Macron

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, ont réagi à la quatrième journée de mobilisation des Gilets jaunes en France.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, ont réagi à la quatrième journée de mobilisation des Gilets jaunes en France. AFP

Les violences occasionnées lors des journées d'action des Gilets jaunes ont fait réagir le président américain. Donald Trump a dénoncé l'accord sur le climat. De son côté, le chef d'État turc Recep Tayyip Erdogan s'est attaqué à la police française.

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Depuis la Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé, samedi 8 décembre, la "violence" des autorités françaises, alors que des Gilets jaunes défilaient dans le pays pour une quatrième journée d'actions. Quant à Donald Trump, il a critiqué une nouvelle fois l'accord de Paris sur le climat, estimant que le mouvement des Gilets jaunes en France était la preuve que cet accord "ne marche pas". Il a affirmé, sans preuves, que des manifestants scandaient "Nous voulons Trump".

"Manifestations et émeutes partout en France", a écrit sur Twitter le président américain. "Les gens ne veulent pas payer de grosses sommes d'argent, beaucoup aux pays sous-développés (qui sont gouvernés de manière discutable), avec l'objectif, peut-être, de protéger l'environnement", a poursuivi Donald Trump, coutumier des tweets matinaux. "Ils chantent ‘Nous voulons Trump’. J'adore la France", a conclu le locataire de la Maison Blanche, sans apporter de preuves.

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Ce n'est pas la première fois que Donald Trump donne son opinion sur ce mouvement. Il avait déjà ironisé mardi sur les concessions faites par Emmanuel Macron aux Gilets jaunes, estimant que l'accord de Paris était voué à l'échec.

Donald Trump avait également retweeté mardi le message de Charlie Kirk, un commentateur conservateur, selon lequel la France est secouée par des émeutes "en raison de taxes d'extrême gauche sur l'essence".

"Ah ! Voyez un peu ce que font les policiers de ceux qui critiquaient nos policiers"

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la "violence disproportionnée" selon lui des autorités françaises face aux manifestations de Gilets jaunes, ajoutant qu'il suivait la situation "avec préoccupation".

"Le désordre règne dans les rues de nombreux pays européens, à commencer par Paris. Les télévisions, les journaux regorgent d'images de voitures qui brûlent, de commerces pillés, de la riposte des plus violentes de la police contre les manifestants", a déclaré Recep Tayyip Erdogan.

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La Turquie est "à la fois contre les scènes de chaos provoquées par les manifestants et contre la violence disproportionnée qui leur est opposée", a poursuivi le chef de l'État turc lors d'un discours à Istanbul, ajoutant qu'il suivait la situation "avec préoccupation".

Ces manifestations sont largement couvertes par les médias turcs, qui ont notamment diffusé en boucle ces derniers jours des images montrant des lycéens agenouillés et mains sur la tête après avoir été interpellés à Mantes-la-Jolie, près de Paris. "Ah ! Voyez un peu ce que font les policiers de ceux qui critiquaient nos policiers", a raillé le président Erdogan, jugeant que l'Europe avait "échoué sur les plans de la démocratie, des droits de l'homme et des libertés".

La Turquie est régulièrement critiquée par les pays européens et les organisations de défense des droits de l'homme, qui ont dénoncé ces dernières années l'érosion de l'État de droit dans ce pays.

Avec AFP

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