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Dans les rues de Paris, les gilets sont verts aussi et marchent pour le climat

À Paris, la marche sur le climat a rassemblé des milliers de manifestants dont des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018.
À Paris, la marche sur le climat a rassemblé des milliers de manifestants dont des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018. Reuters

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé, samedi, à Paris et dans une centaine de villes françaises pour la marche pour le climat. Certains de leurs cortèges ont été rejoints par des Gilets jaunes.

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La troisième marche pour le climat à Paris a débuté, samedi 8 décembre en début d'après-midi, dans une ambiance bon enfant. Quelque deux mille participants, dont certains qui arboraient des gilets jaunes, ont protesté dans le nord-est de la capitale.

Ailleurs en France, des marches pour le climat étaient prévues dans plus de 120 villes dans le cadre du troisième appel international du mouvement "Rise for climate" (Debout pour le climat), lancé depuis la Conférence de l'ONU sur le climat qui se déroule en Pologne.

Le défilé parisien a quitté la place de la Nation en direction de la place de la République sans débordements signalés, en présence d'un dispositif policier léger, sans filtrage des manifestants.

"Gilets jaunes, Gilets verts, on est tous en colère"

Parmi les participants, on distinguait des Gilets jaunes présents de manière éparse. Des bénévoles encadrant la marche avaient eux-mêmes revêtu des gilets jaunes. Des consignes de sécurité avaient été distribuées par les organisateurs, appelant notamment les participants à se dissocier d'éventuels perturbateurs.

Les slogans clamés renvoyaient à l'urgence de la lutte contre le changement climatique et l'urgence sociale pointée par le mouvement des Gilets jaunes. "Gilets jaunes, Gilets verts, on est tous en colère" ou encore "Fin du monde, fin du mois, même climat", pouvait-on ainsi entendre au sein du cortège.

"Si des Gilets jaunes ont envie de marcher pour le climat, c'est encore mieux et on les accueille avec plaisir", a confié à Reuters, Emma, une étudiante de 20 ans. "Sans changement social on n'aura pas de changement climatique, il y a une convergence entre les deux luttes. Il y en a qui ont la conscience écologiste mais qui au 15 du mois n'ont plus rien et qui se disent 'l'important c'est la survie et pas de protéger le climat'", a-t-elle expliqué.

Les organisateurs ont refusé de reporter l'événement

Après les heurts du week-end sur les Champs-Élysées à l'occasion des manifestations de Gilets jaunes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et certaines personnalités et organisations écologistes, comme Nicolas Hulot et le WWF, avaient appelé à suspendre le défilé pour le climat. Mais les organisateurs avaient décidé de maintenir l'événement, tout en acceptant de modifier son parcours, qui devait initialement se dérouler près des Champs-Élysées.

>> En France, la mobilisation pour le climat ne faiblit pas

Les parcours des manifestations ont été modifiés dans d’autres villes françaises, comme à Bordeaux où quelques centaines de manifestants ont entamé une marche.

À Lyon, 7 000 personnes selon la préfecture et "au moins 10 000" selon les organisateurs ont pris part au cortège, dont plusieurs dizaines de Gilets jaunes. À Marseille, plusieurs milliers de manifestants pour le climat ont été rejoints dans le calme sur le Vieux Port par des Gilets jaunes qui manifestaient dans la matinée.

Avec AFP et Reuters

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