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Yémen : les Houthis favorables à une "zone neutre" pour le port d'Hodeïda

Des pêcheurs à proximité du port de Hodeida.
Des pêcheurs à proximité du port de Hodeida. STR, AFP

Lors des négociations sur la paix au Yémen, les rebelles Houthis se sont dits samedi prêts à faire du port d'Hodeïda une "zone neutre" en réponse aux exigences du gouvernement.

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Le port d'Hodeïda, principal point d'entrée des marchandises au Yémen, devrait être déclaré "zone neutre", a déclaré samedi 8 décembre le principal négociateur des miliciens Houthis en marge des négociations de paix qui ont débuté en Suède avec le gouvernement en exil.

Les Houthis, soutenus par l'Iran, contrôlent pour le moment Hodeïda, cible d'une offensive des forces gouvernementales appuyées par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

>> À lire : Yémen : le gouvernement envisage l’option militaire pour reprendre le port d’Hodeïda

Le négociateur du mouvement chiite, Mohamed Abdoussalam, a déclaré à Reuters que les Houthis étaient prêts à discuter de l'idée de confier à l'ONU un rôle dans la gestion de l'aéroport de Sanaa pour permettre sa réouverture.

Le gouvernement exige en particulier le retrait intégral des rebelles du port stratégique de Hodeida (ouest) conquis en 2014 et qu'il accuse les rebelles d'utiliser pour importer des armes.

Rôle de "supervision" pour l'ONU

"Nous sommes actuellement en négociations en réponse à des appels en ce sens de la communauté internationale, l'ONU et le médiateur de l'ONU. Nous continuons d'étudier les moyens d'obtenir la paix", a déclaré à des journalistes le ministre de l'Agriculture, Othman al-Moujalli, en marge des pourparlers. "Mais s'ils [les rebelles] ne sont pas constructifs, nous avons de nombreuses options, y compris une intervention militaire."

Othman al-Moujalli a précisé que le gouvernement n'était pas disposé à transiger sur le contrôle du port. L'ONU, selon lui, pourrait jouer un rôle de "supervision" mais il est exclu de placer le port sous tutelle étrangère.

Les consultations en Suède se sont ouvertes jeudi sous l'égide du médiateur de l'ONU, le Britannique Martin Griffiths, qui a salué une "occasion unique" de ramener les belligérants sur le chemin de la paix et de reconstruire le Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dévasté par le conflit.

Avec AFP et Reuters

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