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E-residency : en Estonie, la nationalité numérique a fêté ses 4 ans

e-Residency

Depuis 2014, le pays balte d’1,3 million d’habitants propose d’ouvrir sa citoyenneté à toute personne désireuse de rejoindre sa nationalité en ligne. Quatre ans après, le système bat son plein.

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Depuis 2014, le programme estonien e-residency met à disposition de n'importe quel entrepreneur du monde entier la possibilité d'obtenir une identité électronique afin de créer une entreprise en Estonie – sans que ça ne veuille dire avoir ni la citoyenneté estonienne, ni la résidence fiscale en Estonie.

VOIR AUSSI : Devenir e-resident : comment la nationalité numérique fait rayonner l'Estonie

Simple à suivre (il suffit de remplir un dossier en ligne et de s'acquitter de 100 euros), la procédure a déjà convaincu de nombreuses personnes intéressées par le principe d'une administration dématérialisée. En effet, la simple possession du statut d'e-resident permet d'ouvrir une société boîte aux lettres sur le sol du plus petit des pays baltes et de la gérer à distance. Les seuls déplacements à faire concernent le retrait de la carte (dans une ambassade estonienne ou directement à Tallinn) et éventuellement un RDV physique dans une banque pour ouvrir un compte. Mais ce dernier n'est plus l'unique façon d'ouvrir un compte.

Quand la fintech pallie la frilosité des banques

Pour fluidifier le programme e-residency, un partenariat avec l'entreprise finlandaise de technologies financières Holvi a rapidement permis aux e-résidents d'ouvrir un compte bancaire professionnel sans se déplacer. 

Sauf que depuis quelques mois, de nombreuses banques estoniennes se sont mises à faire preuve d'une certaine frilosité à l'idée de procéder à de nouvelles ouvertures de comptes – allant même jusqu'à en fermer certains déjà ouverts par des e-residents, comme nous l'indique cet article de Estonian News.

Quatre ans après le lancement d'e-residency, France 24 a rencontré Victoria Saue, responsable des affaires juridiques du programme, pour s'entretenir avec elle sur ce point, à l'occasion du salon Trustech. "C'est vrai qu'on a pu rencontrer quelques difficultés. Les banques suivent des règles internationales, notamment contre le blanchiement d'argent. Elles exigent donc parfois d'avoir une idée très précise du business qu'elles financent, de l'identité du e-resident et de l'origine des fonds". En effet, même impulsé par le gouvernement, le programme e-residency reste tributaire de la bonne volonté du secteur privé. 

"Mais aujourd'hui, nous avons plus de 50 000 e-résidents et environ 5 000 entreprises en Estonie, ce qui prouve que le programme ne faiblit pas. Pour cela, nous avons noué des partenariats avec des solutions de technologie financière", détaille Victoria Saue. Ces nouveaux services se présentent aujourd'hui comme une sérieuse concurrence aux banques traditionnelles. Tourné vers l'innovation, le programme e-residency voit en eux des partenaires privilégiés. En effet, à l'heure actuelle, c'est plus de la moitié des e-entrepreneurs qui a mené son business avec un acteur de la fintech.

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