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Le Kremlin dément avoir attisé la révolte des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux

"Nous n'avons pas interféré et n'allons pas interférer dans les affaires internes d'aucun pays", a dit le Kremlin.
"Nous n'avons pas interféré et n'allons pas interférer dans les affaires internes d'aucun pays", a dit le Kremlin. Éric Feferberg, AFP

Le Kremlin a démenti, lundi, avoir cherché à attiser, via les réseaux sociaux, la contestation du mouvement des Gilets jaunes. De telles allégations ne sont que "de la diffamation" a indiqué Moscou.

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"Nous ne nous sommes pas immiscés et ne nous ingérerons pas dans les affaires intérieures d'un pays tiers, dont la France", a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lundi 10 décembre, rejettant les affirmations de plusieurs membres du gouvernement français.

Les accusations d'après lesquelles la Russie a attisé les manifestations des Gilets jaunes en France relèvent de la calomnie, a-t-il déclaré. "Nous respectons la souveraineté de la France et nous sommes reconnaissants lorsque la France nous répond sur ce plan avec réciprocité. Toute allégation sur une possible participation de la Russie n'est rien d'autre que de la diffamation", a-t-il ajouté.

Il répondait à une question sur les vérifications lancées par la France après la multiplication de faux comptes destinés à amplifier, sur les réseaux sociaux, la contestation des Gilets jaunes.

"The Times" pointe Moscou du doigt

Selon le journal britannique The Times, plusieurs centaines de comptes liés à Moscou ont cherché, sur les réseaux sociaux, à amplifier les manifestations des "Gilets jaunes" ces derniers temps.

Ce réseau de comptes a fait circuler des messages sur Twitter qui insistent sur les violences et le chaos, ajoute le Times, qui cite une analyse effectuée par New Knowledge, une entreprise de cybersécurité. Selon cette dernière, les 200 comptes en question ont répandu de fausses informations en utilisant des photos de manifestants blessés lors d'autres événements, dans le dessein d'accréditer l'idée de brutalités policières.

Dimanche, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a confirmé l'existence d'une enquête en France sur des soupçons de manipulation des réseaux sociaux visant à attirer le mouvement des Gilets jaunes.

Avec AFP et Reuters

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