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Guerre au Yémen : les parties s'entendent pour échanger des prisonniers

Les négociateurs réunis à Rimbo, près de Stockholm, en Suède, le 11 décembre 2018.
Les négociateurs réunis à Rimbo, près de Stockholm, en Suède, le 11 décembre 2018. Claudio Bresciani, Reuters

Le mouvement houthi et le gouvernement yéménite, représentés en Suède pour des pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU, ont annoncé mardi avoir établi une liste de 15 000 prisonniers à échanger.

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Le mouvement houthi et le gouvernement yéménite sont parvenus mardi 11 décembre à un accord : les noms de 15 000 prisonniers des belligérants représentés à la conférence de paix sur le Yémen ont été échangés en signe de bonne volonté.

Chaperonnées en Suède par les Nations unies, les discussions doivent durer jusqu'à jeudi, mais elles n'ont pas encore permis d'aplanir les divergences entre les parties au conflit, notamment sur un éventuel cessez-le-feu à Hodeïda, sur la réouverture de l'aéroport de Sanaa et sur le renflouement de la banque centrale.

"Rétablir la confiance"

La réouverture de l'aéroport est, avec une trêve à Hodeïda et d'autres mesures destinées à "rétablir la confiance", un des grands objectifs de la session de négociations organisée par l'émissaire des Nations unies, la première depuis deux ans.

Selon les délégués, l'échange de prisonniers doit se tenir via deux aéroports, celui de Sanaa, dans le nord du pays, et celui de Sayoun, dans le sud, sous la supervision des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "Nous avons échangé plus de 7 000 noms d'individus, y compris ceux de 200 hauts gradés", a déclaré Ghaleb Mutlaq, membre de la délégation houthie.

Le sort d'Hodeïda en suspens

Le ministre des Affaires étrangères du président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, a de son côté écrit sur Twitter que le gouvernement avait soumis une liste de 8 576 prisonniers, parmi lesquels figurent des militants et des journalistes.

Le CICR a prévenu mardi que l'échange de prisonniers pourrait prendre plusieurs semaines et nécessiter le rapatriement de ressortissants appartenant à des pays tiers.

De source proche des discussions, les pourparlers de mardi doivent se concentrer sur le sort d'Hodeïda, grande ville portuaire de la mer Rouge par laquelle transite l'essentiel de l'aide humanitaire destinée à la population yéménite.

Les deux parties sont d'accord pour conférer un rôle à l'ONU dans les infrastructures portuaires, mais elles divergent sur le sort de la ville elle-même. Les Houthis souhaitent que la cité devienne une zone neutre, tandis que le gouvernement Hadi entend en reprendre le contrôle.

Une guerre coûteuse

Plusieurs sources ont déclaré mardi que les Nations unies avaient renouvelé mardi leur proposition de faire d'Hodeïda une ville neutre et qu'une entité provisoire soit mise sur pied pour l'administrer tout en appelant les différentes parties impliquées à quitter la ville.

Les Saoudiens et leurs alliés, qui se sont engagés militairement en 2015 pour rétablir Abd Rabbo Mansour Hadi dans ses fonctions, veulent aujourd'hui sortir d'une guerre coûteuse contre les Houthis, appuyés par l'Iran, qui contrôlent depuis 2014 la capitale yéménite, Sanaa.

De leur côté, les alliés occidentaux qui fournissent armes et renseignements à la coalition arabe souhaitent trouver rapidement une issue au conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et exposé plus de huit millions de Yéménites à la famine, un nombre "en forte augmentation", selon le CICR.

Avec Reuters

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