Accéder au contenu principal

Brexit : Theresa May face au vote de défiance des élus conservateurs

Theresa May, mercredi 12 décembre 2018, devant le 10 Downing Street.
Theresa May, mercredi 12 décembre 2018, devant le 10 Downing Street. Peter Nicholls, Reuters

Fragilisée par le report du vote sur l'accord du Brexit, Theresa May sera soumise mercredi à un vote de défiance qui pourrait la renverser. La Première ministre a promis de se battre "de toutes [ses] forces" pour rester au pouvoir.

PUBLICITÉ

La guerre est déclarée. Alors qu'une procédure d'un vote de défiance interne contre Theresa May, fragilisée par sa décision de repousser le vote sur l'accord du Brexit, a été enclenchée, mercredi 12 décembre, au Royaume-Uni, par les élus du Parti conservateur, la Première ministre a affirmé mercredi matin qu'elle se battrait "de toutes [ses] forces" pour conserver son poste.

Dans l'après-midi, elle a cependant annoncé lors d'une réunion avec des membres de son parti qu'elle ne se représenterait pas au terme de l'actuelle législature.

Theresa May a déclaré que de nouvelles élections provoquées par sa chute et un changement de dirigeant dans les prochaines semaines mettrait l'"avenir" du Royaume-Uni "en danger". "Nous ne pouvons risquer de confier à l'opposition travailliste le contrôle des négociations sur le Brexit", a-t-elle ajouté, se disant "prête à mener [sa] mission à bien".

Cette déclaration de la Première ministre britannique faisait écho à l'annonce de Graham Brady. Le président du "comité 1922", le groupe parlementaire du Parti conservateur, a en effet annoncé, tôt mercredi matin, que le seuil de 48 lettres nécessaire au déclenchement du processus d'un vote de défiance avait été dépassé. Selon les règlements de la Chambre des communes, il fallait que 15 % des députés conservateurs, soit 48 sur 315, expriment par écrit leur volonté d'organiser un vote de défiance contre le chef du gouvernement pour que ce scrutin ait lieu.

>> À lire : Quatre scénarios possibles pour le Brexit

Le vote de défiance se tiendra entre 18 h 00 et 20 h 00 (GMT) à la Chambre des communes. Le résultat sera annoncé aussi vite que possible, a-t-il poursuivi.

>> À voir : "Brexit : la stratégie cachée de Theresa May"

Si 158 des 315 élus conservateurs à la Chambre des Communes votent la défiance, Theresa May sera renversée et le Parti conservateur devra organiser l'élection d'un nouveau dirigeant à moins de quatre mois de la date fixée pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). Mais selon un décompte de la BBC, au moins 158 parlementaires ont d'ores et déjà affiché publiquement leur soutien à Theresa May, soit tout juste le nombre nécessaire de voix pour conserver son poste.

"Le poste de Premier ministre est le plus difficile que l'on puisse imaginer"

Incapable de rassembler son parti autour de l'accord de sortie de l'Union européenne, conclu fin novembre après 17 mois de difficiles négociations, Theresa May avait décidé, lundi, de reporter en catastrophe le vote sur cet accord prévu le lendemain au Parlement, par crainte d'une probable défaite.

Cette stratégie risquée lui a valu l'ire des députés britanniques, y compris de son propre camp, déjà très remontés contre le texte.

Aussitôt connue la nouvelle de ce vote de défiance contre la Première ministre, plusieurs ministres de son gouvernement lui ont apporté son soutien sur Twitter. "Le poste de Premier ministre est le plus difficile que l'on puisse imaginer à l'heure actuelle et la dernière chose dont le pays a besoin est une longue et pénible course au leadership", a tweeté le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, tandis que le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, a déclaré que la Première ministre "est la meilleure personne pour faire en sorte que nous quittions l'Union européenne le 29 mars".

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.