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Theresa May maintenue par son parti mais toujours aussi contestée au Parlement

La Première ministre britannique, Theresa May, devant le 10 Downing Street à Londres, le 12 décembre 2018.
La Première ministre britannique, Theresa May, devant le 10 Downing Street à Londres, le 12 décembre 2018. Eddie Keogh, Reuters

Theresa May a remporté mercredi le vote de défiance organisé à son encontre au sein de son parti, par 200 voix contre 117. Elle reste donc Première ministre du Royaume-Uni.

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Theresa May reste. La Première ministre britannique conservatrice a remporté mercredi 12 décembre le vote de défiance organisé au sein de son parti à l'initiative de députés hostiles à l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles.

La dirigeante a reçu le soutien de 200 députés, 117 autres ayant voté contre elle, a annoncé Graham Brady, un responsable du Parti conservateur. Il lui en fallait 159 pour l'emporter. Cette victoire signifie que son parti ne pourra plus chercher à la déloger de la direction pendant un an.

Theresa May : "Nous devons maintenant aller jusqu'au bout du Brexit"

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Dans une courte déclaration devant sa résidence officielle du 10, Downing Street, la Première ministre britannique s'est dite "ravie" de l'appui manifesté à son égard, qui permettra de "poursuivre la mise en œuvre du Brexit pour le peuple britannique" et de "réunifier" le pays.

Elle a aussi assuré avoir "écouté" le nombre "significatif" de députés lui ayant retiré leur confiance.

Le Royaume-Uni "en danger"

Dans l'après-midi, Theresa May avait déclaré que de nouvelles élections provoquées par sa chute et un changement de dirigeant dans les prochaines semaines mettrait l'"avenir" du Royaume-Uni "en danger". "Nous ne pouvons risquer de confier à l'opposition travailliste le contrôle des négociations sur le Brexit", a-t-elle ajouté, se disant "prête à mener [sa] mission à bien".

>> À lire : Brexit : Theresa May face au vote de défiance des élus conservateurs

Si elle devait quitter Downing Street, son remplaçant choisi au sein des conservateurs "n'aurait pas le temps de renégocier" avec l'UE et cela risquerait de "retarder, voire d'arrêter le Brexit", prévu le 29 mars 2019, a-t-elle averti, ralliant plusieurs ministres, y compris ceux dont le nom est évoqué pour lui succéder.

Le casse-tête pas encore résolu

Mais le casse-tête du Brexit n'en est pas pour autant terminé. Theresa May participera jeudi et vendredi à un sommet européen à Bruxelles où elle tentera désespérément d'arracher aux dirigeants européens des "assurances juridiques et politiques" sur l'accord de Brexit à même de répondre aux inquiétudes du Parlement britannique, vent debout contre le texte.

"Mme May claudique vers son prochain échec, l'accord ne passera pas et la vraie crise est proche", a prédit le héraut du Brexit Nigel Farage.

L'accord de Brexit est vilipendé tant par les "Brexiters" craignant un arrimage permanent du Royaume-Uni à l'UE que par les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière.

Les Brexiters conservateurs, comme l'allié nord-irlandais de Theresa May, le petit parti unioniste DUP, contestent en particulier la solution dite de "backstop" ou "filet de sécurité" qui doit créer provisoirement un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Avec AFP

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