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Brésil : Bolsonaro et son fils rattrapés par des soupçons de corruption

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, après un meeting à Brasilia, le 7 novembre 2018.
Le président brésilien, Jair Bolsonaro, après un meeting à Brasilia, le 7 novembre 2018. Evaristo Sa, AFP

L'agence brésilienne chargée de surveiller les transactions financières a relevé des mouvements suspects sur le compte d'un ex-collaborateur du fils de Jair Bolsonaro. Le président élu a affirmé être prêt à "payer' en cas "d'erreur".

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Jair Bolsonaro esquivait depuis plusieurs jours les questions des journalistes. C'est finalement sur Facebook que le président élu du Brésil a préféré s'expliquer, mercredi 12 décembre, sur des transactions financières considérées comme suspectes. Il s'est dit prêt à "payer" si une "erreur" a été commise lors de versements d'environ 270 000 euros à un ex-assistant de son fils député.

"Si une erreur a été commise, soit par moi, mon fils ou (son assistant) Queiroz, nous paierons pour cette erreur, parce que nous ne pouvons pas montrer la moindre connivence avec quelque erreur que ce soit", a-t-il déclaré en direct sur Facebook.

Le COAF, agence gouvernementale chargée de surveiller les transactions financières, a mis en évidence récemment des "transactions atypiques" d'un montant total de 1,2 million de réais (environ 270 000 euros au taux de change actuel) en 2016 et 2017 sur le compte de Fabricio José de Queiroz, largement incompatibles avec les revenus déclarés par ce dernier.

Fabricio José de Queiroz, qui est également policier militaire, a longtemps travaillé comme chauffeur et garde du corps de Flavio Bolsonaro, fils aîné du président élu, qui est actuellement député de l'État de Rio et s'est fait élire sénateur lors des élections générales d'octobre.

Les questions des journalistes esquivées

Jair Bolsonaro, 63 ans, dont l'investiture aura lieu le 1er janvier, a reconnu être affecté par cette affaire. "Est-ce que ça nous fait mal au cœur ? Oui, parce qu'une de nos priorités est la lutte contre la corruption", a-t-il affirmé sur le réseau social.

"Quoi qu'il arrive, quand je serai président, nous allons combattre la corruption avec toutes les armes du gouvernement, y compris le COAF", a-t-il insisté.

>> À lire : Comment le Brésil se prépare à l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro

Le COAF enquête également sur un chèque suspect de 24 000 réais (environ 5 500 euros) déposé par Queiroz sur le compte de l'épouse du futur chef de l'État, Michelle Bolsonaro. Le président élu a expliqué qu'il s'agit du remboursement d'un prêt non déclaré.

Adepte des réseaux sociaux, il a annoncé son intention de faire une transmission en direct de ce type chaque semaine pour "rendre des comptes" des activités de son équipe gouvernementale.

Avec AFP

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