Accéder au contenu principal
Dans la presse

"Theresa May la zombie"

France 24

Dans la presse, jeudi 23 décembre, la nouvelle manche remportée par Theresa May, qui a survécu à la motion de défiance de ses camarades du parti conservateur. La traque de Cherif Chekatt, l’auteur présumé de la fusillade de Strasbourg. Le groupe Bolloré mis en examen en France pour "corruption". Et un robot russe humain, si humain.

Publicité

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

 

Dans la presse, jeudi, la nouvelle manche remportée mercredi soir par Theresa May, qui échappe finalement au vote de défiance organisé par son propre parti.

 

Le sourire et le soulagement de la Première ministre britannique font la une de tous les journaux outre-Manche, du Times au Guardian en passant par The Daily Star. Et il y en a pour tous les goûts. The Independent, visiblement saisi par la capacité de survie, par la résilience de Theresa May, annonce qu’elle vient de "gagner la bataille pour le leadership", tandis que The Daily Mirror estime que Theresa May ne perd rien pour attendre, en ironisant sur le menu qui attend les Britanniques. "Les carottes sont cuites : voici du canard boiteux pour Noël", dit-il à propos de Theresa May. Deux tabloïds semblent en revanche être tombés d’accord: The Daily Express et The Daily Mail, qui demandent les deux à ce qu’on laisse désormais Theresa May "faire son travail" : mettre en œuvre le Brexit voulu par ses compatriotes.

 

Comme chaque matin ou presque, Theresa May fait le bonheur des dessinateurs de presse britanniques. Peter Brookes fait allusion au nouveau Mary Poppins qui vient de sortir en salles. "Mary Poppins est de retour !", sauf que cette fois, ses fameux jupons, parapluie et valise sont en feu. Dave Brown la montre, lui, sous les traits d’une zombie qui aurait réussi in extremis à sortir de la tombe où s’entassent ses ennemis. Mais pour combien de temps encore ? Deux dessins trouvés sur Twitter.

 

En France, les recherches se poursuivent pour retrouver l’auteur présumé de la fusillade de Strasbourg, mardi soir, qui a fait trois morts et une dizaine de blessés. Après avoir été empêchées de paraître hier en kiosque, en raison des mesures de sécurité exceptionnelles après cette attaque, Les Dernières Nouvelles d’Alsace livrent ce matin le récit détaillé de la traque mise en place des deux côtés du Rhin, en France et en Allemagne, pour retrouver Cherif Chekatt, l’homme suspecté d’être le tireur du marché de Noël de Strasbourg. Selon Le Parisien, qui présente Cherif Chekatt comme un "braqueur asocial", 720 policiers participent à cette chasse à l’homme. La photo de ce jeune homme de 29 ans, au lourd passé judiciaire et connu des services de renseignement pour radicalisation, a été diffusée hier soir par la police, qui lance un appel à témoins pour retrouver ce "nouvel ennemi public", dont les motivations "terroristes" sont avérées, selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.

 

Cet appel à témoins va aussi être lancé en Allemagne, où le visage de Cherif Chekatt fait déjà la une du journal le plus lu outre-Rhin, le tabloïd Bild, qui évoque, lui aussi, le lourd casier judiciaire du suspect, en mentionnant un séjour en prison de 14 mois en Allemagne, d’où il avait été expulsé vers la France en 2017. "Est-il de nouveau en Allemagne ?", s’inquiète le journal. Notez aussi que plusieurs médias outre-Rhin, dont le Süddeutsche Zeitung, font état d’un appel passé depuis l'Allemagne à Cherif Chekatt, juste avant que celui-ci ne passe à l'acte - un appel auquel il n'aurait pas répondu, selon des sources policières allemandes.

 

La presse française fait aussi état, jeudi matin, de la mise en examen du groupe Bolloré pour "corruption" dans l’affaire des ports africains. Six mois après la garde à vue du milliardaire, sa holding a été mise en examen à son tour, hier, dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l’obtention de concessions portuaires à Lomé, au Togo, et à Conakry, en Guinée. D’après Le Monde, les juges français cherchent à savoir dans quelles circonstances le groupe Bolloré a obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection à la présidence d’Alpha Condé fin 2010 et la concession à Lomé, peu avant la réélection, en 2010, de Faure Gnassingbé. Les deux hommes étaient alors tous deux conseillés par Havas, la filiale de communication politique du groupe Bolloré. Les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services pour obtenir, en contrepartie, la gestion des concessions portuaires.

 

On ne se quitte pas là-dessus. The Guardian s’amuse de la présentation, par une chaîne de télévision publique russe, de "Boris le robot", "un androïde dernière génération", à en croire Russia 24 - qui n’a visiblement pas vu, ou pas voulu voir, que Boris n'était en réalité qu'un homme costumé en robot, comme en atteste le petit morceau de nuque qu’on aperçoit clairement sur les photos. Bravo en tout cas pour le joli costume, qui ressemble à s’y méprendre à celui d’un Stormtrooper de la Guerre des étoiles…

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française(du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale(du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.