Accéder au contenu principal

"Un des meilleurs présidents" : quand Houellebecq tresse des lauriers à Trump

L'écrivain Michel Houellebecq à Francfort, en octobre 2017.
L'écrivain Michel Houellebecq à Francfort, en octobre 2017. AFP (Archives)

Dans le magazine Harper's, l'écrivain français Michel Houellebecq se félicite de ce que la politique menée par le milliardaire républicain Donald Trump puisse mettre fin à l'impérialisme américain.

Publicité

"Donald Trump est un des meilleurs présidents américains que j'aie jamais vu." Grand spécialiste des sorties provocatrices, Michel Houellebecq a encore frappé. Dans le magazine américain Harper's, l’écrivain français, qui s’apprête à sortir un nouveau roman, s’est félicité de ce que le locataire de la Maison Blanche mette fin à l'impérialisme américain.

Pour l’auteur des "Particules élémentaires", la politique de désengagement international engagée par Barack Obama et amplifiée par Donald Trump est "une très bonne nouvelle pour le reste du monde". "Les Américains nous lâchent la grappe. Ils nous laissent exister", écrit Houellebecq dans cet article, où il se félicite aussi que les États-Unis aient cessé de "répandre" à l'étranger leurs valeurs selon lui contestables comme la démocratie ou la liberté de la presse.

>> À lire aussi : "Houellebecq mieux compris en Allemagne qu'en France"

En matière de commerce international, "Trump apporte une saine dose d'air frais", estime encore le Prix Goncourt 2010. Donald Trump ne considère pas le libre-échange mondialisé comme étant en soi la panacée du progrès humain, "il déchire les traités et les accords quand il pense qu'il ne fallait pas les signer, et il a raison".

Selon lui, le milliardaire républicain "a été élu pour défendre les intérêts des travailleurs américains, et il défend les intérêts des travailleurs américains. On aurait voulu voir ce genre d'attitude en France plus souvent au cours des 50 dernières années."

"L'Europe n'existe pas"

L'écrivain français, parmi les plus connus à l'étranger, est aussi en phase avec l'hostilité de Trump envers l'Union européenne et son parti pris pour le Brexit : les Européens n'ont "ni valeurs communes, ni intérêts communs", "l'Europe n'existe pas", "c'est une idée stupide qui a tourné au cauchemar".

Et si Trump se proclame "nationaliste", au grand dam des démocrates qui y voient des relents d'extrême-droite, Michel Houellebecq aussi s'identifie à ce vocable. "Les nationalistes peuvent se parler tandis que, bizarrement, cela ne réussit pas trop aux internationalistes", dit-il, estimant néanmoins que "sur un plan personnel, [Trump] est bien sûr assez repoussant", notamment pour "s'être moqué des handicapés" lors d'un meeting électoral fin 2015.

"Avec un programme équivalent, un conservateur authentiquement chrétien – une personne honorable et morale – aurait été mieux pour l'Amérique", fait-il valoir. En attendant, lance-t-il aux Américains anti-Trump, "autant vous habituer à l'idée : en dernière analyse, peut-être que Trump aura été une épreuve nécessaire pour vous."

Michel Houellebecq doit publier le 4 janvier son prochain roman dont le titre, "Sérotonine", a été révélé mercredi par Flammarion. Le livre de 347 pages, dont on ignore l’histoire, sera tiré à 320 000 exemplaires. "Soumission", son précédent ouvrage, s'était écoulé à quelque 800 000 exemplaires.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.