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Emmanuel Macron s'est rendu à Strasbourg, où le marché de Noël a rouvert

Emmanuel Macron est allé à la rencontre des passants sur le marché de Noël de Strasbourg, trois jours après l'attentat qui a coûté la vie à quatre personnes.
Emmanuel Macron est allé à la rencontre des passants sur le marché de Noël de Strasbourg, trois jours après l'attentat qui a coûté la vie à quatre personnes. Pool, AFP

Après l'attentat de Strasbourg, qui a fait quatre morts et 12 blessés, le marché de Noël a rouvert ses portes vendredi. Emmanuel Macron s'est rendu sur place dans la soirée. Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue.

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Devant le mémorial improvisé par les passants devant la statue du général Kléber, Emmanuel Macron a déposé une rose blanche à son arrivée à Strasbourg, vendredi 14 décembre, trois jours après l'attentat qui a frappé la ville. En provenance d'un sommet européen à Bruxelles et accompagné du ministre de l'intérieur Christophe Castaner, le chef de l'État s'est  également recueilli seul face à la statue alors que des détachements de militaires chantaient une Marseillaise a capella.

Vendredi, le parquet de Paris a annoncé qu'une quatrième victime, Antonio Megalizzi, un journaliste italien de 28 ans, a succombé à ses blessures. Un dècès qui porte le bilan de l'attaque à quatre morts, une personne en état de mort cérébrale, et 11 blessés, dont quatre sont encore hospitalisés.

Deux nouvelles gardes à vue

Deux personnes de l'entourage de Chérif Chekatt, l'auteur de la fusillade, tué jeudi par la police après deux jours de traque, ont été placées en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi, portant le total à sept gardes à vue, a annoncé le procureur de Paris, Rémy Heitz, un peu plus tôt vendredi.

Il s'agit des "quatre membres de sa famille, placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dernier, et trois membres de son entourage proche, dont un placé en garde à vue hier matin et deux cette nuit", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "L'enquête va désormais se poursuivre pour identifier d'éventuels complices ou coauteurs susceptibles de l'avoir aidé ou encouragé dans la préparation de son passage à l'acte".

Retour à une "vie normale" à Strasbourg

Après une angoissante chasse à l'homme, Strasbourg renoue avec une "vie normale", avec la réouverture de son marché de Noël endeuillé par l'équipée meurtrière de Chérif Chekatt. Fermé depuis l'attentat, ce marché emblématique de la capitale alsacienne a rouvert ses portes.

L'enjeu économique est énorme pour les centaines de commerçants, restaurateurs et hôteliers du coeur historique de la ville, qui réalisent une bonne partie de leur chiffre d'affaires annuel à cette période, où quelque 2 millions de visiteurs se pressent chaque année. "Pour nous, c'est très important (...) on était très inquiets. On l'est un peu moins, mais les affaires ne vont plus être ce qu'elles étaient, il ne faut pas se leurrer", explique Franck Hoffmann, devant ses bougies et ses décorations de Noël. "Il va falloir du temps", estime-t-il.

Sur la place Kléber, avec son immense sapin de Noël de 30 mètres de haut de nouveau illuminé, le marché hebdomadaire, annulé mercredi, a ouvert autour de la statue centrale, où ont y été déposées bougies, fleurs et mots d'hommage aux victimes.

La mort de Chérif Chekatt libère d'une "épée de Damoclès" les Strasbourgeois et les nombreux touristes qui déambulent habituellement parmi les 300 châlets du marché, a dit le maire de Strasbourg Roland Ries. Cela "facilitera le retour à une vie normale". L'assaillant a été tué jeudi vers 21 heures par des policiers au pied d'un immeuble du quartier du Neudorf, au sud du centre-ville, là même où sa trace s'était perdue après l'attentat.

"Tout laisse à penser qu'il est resté sur site"

Christophe Castaner a expliqué peu après que trois policiers avaient aperçu dans la rue un homme qui voulait entrer dans un immeuble, selon une source policière, et qui "correspondait au signalement". Ils ont tenté de l'interpeller mais Chekatt s'est "retourné, faisant face aux fonctionnaires de police en tirant. Ils ont alors immédiatement riposté" et tué l'assaillant, a précisé le ministre.

"Tout laisse à penser qu'il est resté sur site, en planque et que nous l'avons débusqué", a-t-il dit vendredi sur Europe 1. L'homme "faisait partie des soldats" de l'organisation État islamique, a affirmé peu après Amaq, son média de propagande, cité par le groupe de surveillance des réseaux extrémistes SITE.

Avec AFP

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