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Syrie : un soldat turc tué à Afrin, le ton monte entre Ankara et les Kurdes du YPG

Un soldat turc dans la région d'Afrin, le 19 novembre 2018.
Un soldat turc dans la région d'Afrin, le 19 novembre 2018. Rami Al Sayed, AFP

Un soldat turc a été mortellement touché, jeudi, par des tirs de la milice kurde YPG dans la région d'Afrin, en Syrie. L'armée turque a riposté avec des tirs nourris dans la même zone puis avec des raids aériens dans le nord de l'Irak.

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Un soldat turc a été tué, jeudi 13 décembre, dans la région d'Afrin, en Syrie, par des tirs d'une milice kurde syrienne, a affirmé le ministère turc de la Défense. Le militaire turc a été mortellement touché par des tirs de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) en provenance de la ville voisine de Tal Rifat, située à l'est d'Afrin, a précisé le ministère dans un communiqué. L'armée turque a riposté avec des tirs nourris sur Tal Rifat, a ajouté le communiqué.

La ville d'Afrin avait été prise en mars par l'armée turque et ses supplétifs syriens qui en ont chassé les YPG, qu'Ankara considère comme un groupe terroriste émanant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Le ministère turc de la Défense a annoncé plus tard dans la journée que des frappes aériennes avaient été lancées contre des cibles du PKK dans les régions du Sinjar et du mont Karacak, dans le nord de l'Irak, touchant des tunnels et des abris.

Menace d'une nouvelle offensive

Cet incident survient après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé mercredi de lancer dans "les prochains jours" une nouvelle offensive en Syrie contre les YPG, au risque de brouiller davantage ses relations avec leur parrain américain.

Ce serait la troisième offensive lancée par la Turquie en Syrie, où elle est déjà intervenue en 2016 et début 2018 pour repousser de sa frontière les jihadistes de l'organisation État islamique (EI) et les combattants kurdes des YPG. Cette milice kurde est l'épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par les États-Unis dans la lutte contre l'EI.

>> À lire aussi : Après Afrin, Erdogan promet d'élargir l'offensive turque à d'autres villes syriennes

Réagissant aux propos du président turc, un porte-parole du Pentagone, le capitaine Sean Robertson, a souligné mercredi qu'une "action militaire unilatérale [...] dans une zone où du personnel américain pourrait être présent, est très inquiétante". "Nous considérerions une telle action comme inacceptable", a-t-il ajouté.

Les menaces de Recep Tayyip Erdogan sont survenues au lendemain de l'annonce par Washington de l'installation, en dépit de la ferme opposition d'Ankara, de postes d'observation censés empêcher toute altercation entre l'armée turque et les YPG.

Avec AFP

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