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Attentat de Strasbourg : garde à vue levée pour six proches de Chérif Chekatt

Un policier armé monte la garde au marché de Noël de Strasbourg, le jour de sa réouverture, le 14 décembre 2018.
Un policier armé monte la garde au marché de Noël de Strasbourg, le jour de sa réouverture, le 14 décembre 2018. Patrick Hertzog, AFP

Le parquet de Paris a levé la garde à vue de six proches de Chérif Chekatt, l'auteur de la fusillade de Strasbourg. L'attentat perpétré le 11 décembre a fait quatre morts et une dizaine de blessés.

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La garde à vue de deux proches de Chérif Chekatt, auteur de l'attentat de Strasbourg abattu jeudi par la police, a été levée dimanche 16 décembre "en l'absence d'éléments les incriminant à ce stade", a annoncé le parquet de Paris.

La garde à vue de quatre membres de sa famille avait déjà été levée samedi pour le même motif. Une seule garde à vue se poursuivait dimanche dans cette enquête, a-t-on précisé de même source.

La fusillade du 11 décembre, dans le centre-ville de Strasbourg, a fait quatre morts. Une cinquième personne est en état de mort cérébrale. Onze autres ont été blessées.

Dès le début de la traque du fugitif, au soir de l'attentat, le père et la mère de Chérif Chekatt, ainsi que deux de ses frères, avaient été placés en garde à vue, certains s'étant présentés d'eux-mêmes aux autorités.

Un autre membre de son entourage avait été placé en garde à vue le mercredi 12 décembre et deux autres proches dans la nuit de jeudi à vendredi, après la mort du tueur, abattu dans le quartier du Neudorf.

Le terroriste a-t-il bénéficié d'une aide logistique ?

"L'enquête va désormais se poursuivre pour identifier d'éventuels complices ou co-auteurs susceptibles de l'avoir aidé ou encouragé dans la préparation de son passage à l'acte", avait expliqué, vendredi, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. Les enquêteurs cherchent également à savoir si le délinquant de 29 ans, multirécidiviste et fiché S pour radicalisation islamiste, a pu bénéficier d'aide logistique durant sa fuite.

Interrogé sur France 2 après sa garde à vue, le père de Chérif Chekatt a dit avoir eu un contact avec son fils trois jours avant les faits et qu'il était "sur messagerie" pendant sa cavale. "S'il m'avait parlé de ce projet-là, je l'aurais dénoncé à la police, comme ça il ne tue personne et il ne se fait pas tuer", a déclaré Abdelkarim Chekatt, chauffeur-livreur à la retraite de nationalité franco-algérienne.

Il a reconnu que son fils adhérait aux idées du groupe Etat islamique, dont l'organe de propagande a présenté Chérif Chekatt sur Internet comme un de ses "soldats". "Il (disait) par exemple : 'Daech combat pour la juste cause, tout ça'. Je lui ai dit : 'Écoute, Daech, laisse tomber, n'écoute pas ce qu'ils disent. Tu ne vois pas les atrocités qu'ils commettent, des décapitations, brûler des gens vifs ?", a-t-il déclaré, en parlant de son fils.

L'attentat a été revendiqué par le groupe État islamique. Les bases de cette revendication ont été mises en doute par les autorités.

Avec AFP et REUTERS

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