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Ranil Wickremesinghe retrouve son poste de Premier ministre du Sri Lanka

Le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe, lors d'une conférence de presse au Vietnam, en avril 2017.
Le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe, lors d'une conférence de presse au Vietnam, en avril 2017. Kham, Reuters

L'ancien Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe a repris dimanche les rênes du gouvernement. Ce retour devrait mettre fin à la crise politique qui dure depuis son limogeage surprise en octobre.

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Après sept semaines de crise, l'ancien Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe a retrouvé son poste. Il a été investi dimanche 16 décembre en présence du président Maithripala Sirisena.

Ce dernier avait nommé Mahinda Rajapaksa fin octobre pour le remplacer. Après deux motions de censure adoptées au Parlement, l'ex-président (2005-2015) et bête noire des défenseurs des droits de l'Homme a tenu samedi une cérémonie religieuse à son domicile, au cours de laquelle il a signé une lettre officialisant son renoncement à la direction du gouvernement.

Mahinda Rajapaksa n'a pas fait de déclaration à la presse dans l'immédiat. Ses conseillers ont indiqué qu'il rendait la flotte de limousines qu'il utilisait depuis sa nomination le 26 octobre par le président Maithripala Sirisena.

Un chaos politique

Le renvoi litigieux du Premier ministre Ranil Wickremesinghe et son remplacement par Mahinda Rajapaksa avait plongé l'île de 21 millions d'habitants dans le chaos politique. Ranil Wickremesinghe dénonçait son limogeage comme inconstitutionnel et s'accrochait au pouvoir.

Sans gouvernement clair, le Sri Lanka se dirigeait vers une paralysie budgétaire après le 31 décembre. Cette perspective a poussé le président Sirisena à se résoudre à confier à nouveau les rênes du gouvernement à Ranil Wickremesinghe, malgré leurs divergences politiques et personnelles qui ont éclaté au grand jour à l'occasion de cette crise.

N'arrivant à obtenir la majorité des députés pour confirmer son candidat, le président avait tenté un passage en force en dissolvant en novembre le Parlement et en convoquant des élections anticipées. Mais la justice a annulé cette décision et estimé par la suite qu'elle violait la Constitution.

Jusqu'à récemment, le président Sirisena refusait de reprendre son Premier ministre limogé, qu'il a accusé d'être "hautement corrompu" et d'avoir une conception libérale de la politique, contraire à la tradition sri-lankaise. Mais un entretien à huis clos entre les deux hommes cette semaine leur aurait permis de mettre de côté leurs différends, selon des sources proches des deux parties.

Avec AFP et Reuters

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