Hand: après la fête, objectif Japon pour les Bleues

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Paris (AFP)

Les handballeuses françaises continuaient à fêter lundi leur titre de championne d'Europe mais les esprits ne tarderont pas à se tourner vers leur prochain grand objectif, les jeux Olympiques, dernier titre qui manque à leur palmarès.

Les joueuses s'apprêtaient à vivre une journée bien remplie entre plateaux de télé, studios de radio et séances de dédicaces.

D'ici à Tokyo-2020, il y aura une étape, le Mondial-2019, organisé en décembre prochain au Japon également, dans le sud de l'archipel, où les Bleues tenteront de conserver le titre conquis en Allemagne l'an passé et surtout d'entretenir la dynamique qui les a menées au sommet de leur sport en trois ans.

Dans la course à l'or olympique, la France a pris une longueur d'avance en décrochant la première son ticket, bonus qui accompagnait le titre européen. "Ca nous permettra de travailler sereinement pendant dix-huit mois. Celui qui se qualifie le premier finit souvent champion olympique", avait dit le sélectionneur Olivier Krumbholz, pensant au Danemark (Euro-2002 et JO-2004) et de la Norvège (Euro-2006 et 2010, JO-2008 et 2012).

Ce sont même six années de travail sans la pression des TQO (tournois de qualification olympiques) dont va profiter le hand féminin français puisque les Bleues joueront quoi qu'il arrive à Paris-2024.

Les douze derniers mois resteront peut-être dans l'histoire du handball comme le moment de la passation de pouvoir entre la Norvège, dominatrice depuis près de vingt ans, et la France. L'an passé, les Bleues avaient renversé les Scandinaves en finale du Mondial et cette année ces dernières ont échoué au tour principal, même s'il faut souligner que cela n'a tenu qu'à un but au goal-average et que la Norvège jouait sans sa star Nora Mörk.

- "De belles années à venir" -

"Les faits parlent en notre faveur. Depuis Rio, on a fait tous les Final Four (argent aux JO-2016, bronze à l'Euro-2016, or au Mondial-2017 et à l'Euro-2018). Même si la Norvège sera toujours là et ne va rien lâcher, on est peut-être au tournant d'un cycle. Je pense qu'elle va moins régner dans les années à venir et que d'autres nations vont être amenées à le faire. Même si on reste fragiles, un cap qui a été franchi. L'équipe de France féminine a de belles années à venir", a estimé Allison Pineau, l'une des anciennes du groupe, qui a connu la période sans médaille (2012, 2013, 2014, 2015).

Cet avenir devrait se construire en grande partie avec les mêmes joueuses. Sur les dix-huit impliquées dans l'Euro, seules cinq ont dépassé les trente ans, et de peu: l'ailière et capitaine Siraba Dembélé (32 ans), les arrières Camille Ayglon (33 ans) et Alexandra Lacrabère (31 ans), la gardienne Amandine Leynaud (32 ans) et le pivot Béatrice Edwige (30 ans).

Aucune n'a pour le moment annoncé sa retraite. Le sélectionneur a déjà dit qu'il était prêt à aménager le programme de préparation pour certaines d'entre elles afin de leur permettre de prolonger l'aventure.

La France a de toute façon des réserves pour continuer à jouer les premiers rôles avec des filles comme Estelle Nzé-Minko, qui s'est imposée comme une des meilleures joueuses du monde à 27 ans pendant cet Euro, Orlane Kanor (21 ans), Manon Houette (26 ans), Laura Flippes (24 ans) ou la gardienne Laura Glauser (25 ans).