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Dans la presse

La "révolution conservatrice" de Viktor Orban : "Travail, école, patrie"

France 24

Dans la presse, ce lundi 17 décembre, les manifestations, dimanche à Bruxelles, de militants d'extrême droite flamands contre le pacte de Marrakech, la contestation, en Hongrie, contre les mesures du gouvernement national-conservateur pour réformer le marché du travail, Alexandre Benalla de retour devant les juges, en France, et la belle victoire des handballeuses françaises face aux Russes en Coupe d'Europe.

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Dans la presse, les manifestations, dimanche à Bruxelles, d’environ 6 000 membres de l’extrême droite flamande contre l’adoption par la Belgique du pacte de l’ONU sur les migrations, également appelé pacte de Marrakech.

Cette "marche contre Marrakech" fait la une du journal flamand De Morgen, qui précise qu’elle était organisée par le parti d’extrême droite Vlaams Belang et une série de groupuscules. Les manifestants ont défilé de la gare centrale au quartier européen de Bruxelles, où ils ont terminé leur marche place Robert Schuman (l’un des pères fondateurs de l’Union européenne), en appelant à la fermeture des frontières et à la démission du Premier ministre Charles Michel. D’après le quotidien, ces militants ont aussi dénoncé "les rats de gauche", "les rats francophones" et les médias, avant de se confronter violemment aux forces de l’ordre. Le Soir évoque, lui, "les dérapages d’extrémistes flamands au rond-point Schuman". Le journal belge francophone rapporte qu’un millier de contre-manifestants se sont également mobilisés dans la capitale pour exprimer leur soutien, cette fois, au pacte de Marrakech. La presse belge, qui continue de suivre avec attention la mobilisation des Gilets jaunes en France. D’après La Libre Belgique, l’acte V de la mobilisation, samedi, marquerait "la fin d’un cycle" de leur action, tandis que la manifestation des Gilets jaunes à Bruxelles, samedi également, n’aurait pas "rencontré le succès escompté".

Des manifestations ont également eu lieu dimanche à Budapest, en Hongrie, où plusieurs milliers de personnes ont protesté une nouvelle fois contre la politique du Premier ministre national-conservateur Viktor Orban. Selon le Huffington Post, ce défilé a rassemblé tous les partis d'opposition, des Verts à l'extrême droite en passant par les socialistes et les libéraux, et a réuni plus de 15 000 personnes. Leur marche à eux est partie de la place des Héros, pour rejoindre la place du Parlement, où trois soirées de manifestations ont déjà eu lieu depuis l'adoption, mercredi, d’une loi qualifiée d'"esclavagiste" par ses détracteurs. Ce texte porte notamment à 400 heures par an (soit l'équivalent de deux mois de travail) le nombre d'heures supplémentaires qu'un employeur pourra dorénavant demander à ses salariés, avec un délai de paiement porté à trois ans. Mais le mécontentement des manifestants va au-delà de cette loi, qui n’est qu’un élément parmi d’autres de la "révolution conservatrice" voulue par Viktor Orban, qui a aussi engagé la Hongrie dans une "reconquête de l’école", scrutée par La Croix. Le journal chrétien français raconte comment le gouvernement hongrois cherche à rompre avec la neutralité religieuse de l’État, en favorisant les établissements confessionnels, et ce dans un pays où la part des chrétiens pratiquants ne dépasse pas 10 % de la population. Une "révolution conservatrice (...) qui ne se répercute pas dans la fréquentation des lieux de culte", selon le journal, qui fait état de plusieurs mises en garde contre une "rechristianisation au pas de course", "dans laquelle les Églises pourraient se perdre".

En France, il est aussi question de la nouvelle mise en examen, le 29 novembre dernier, d’Alexandre Benalla. L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est mis en cause pour d’autres violences commises lors du défilé du 1er-Mai à Paris. D’après Le Monde, les magistrats lui reprochent d’être aussi sorti de son statut d’observateur pour interpeller violemment un manifestant au Jardin des plantes, peu de temps avant le fameux épisode de la Contrescarpe, qui avait provoqué une polémique politique et une première mise en examen cet été. D’après les procès-verbaux de l’audition dont le journal dit avoir pris connaissance, Alexandre Benalla aurait adopté la même ligne de défense que lors de sa précédente convocation. "J’ai apporté mon concours à la force publique pour interpeller un délinquant violent", aurait-t-il déclaré, en revendiquant une nouvelle fois un "réflexe citoyen". Comme lors de ses précédentes auditions, l’ancien chargé de mission de l’Élysée aurait fait preuve de ce que Le Monde qualifie de "certaine arrogance avec les magistrats", leur reprochant une "instruction paella","tout ce qui (le concernerait serait) rassemblé".Alexandre Benalla a également dû répondre à leurs questions sur le selfie dans lequel on le voyait pointer une arme sur une serveuse de restaurant posant avec lui. Selon lui, il se serait agi d’un "pistolet à eau", utilisé à l’occasion d’une soirée festive.

Évoquons une autre "soirée festive", une vraie, celle-là : l'équipe féminine française de hand-ball a décroché dimanche soir son premier titre européen face à la Russie. "Championnes !", exulte Ouest-France. Les Françaises ont battu les Russes 24 à 21, au terme d’un match haletant. "Une année en or", titre L'Équipe, puisque cette nouvelle victoire intervient douze mois, seulement, après que les Bleues ont décroché la Coupe du monde. Je vous recommande l’entretien accordé par l’arrière-gauche, Estelle Nze Minko, qui raconte comment elle a compris, au fil des compétitions, qu’"il faut avoir l’humilité d’accepter que l’équipe soit la personne la plus importante". L’humilité et aussi quelques encouragements. D’après L'Humanité, c’est aussi grâce à une politique égalitaire entre les handballeuses et leurs camarades masculins, que la Fédération française de handball a aidé les Bleues à atteindre les sommets.

 

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