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Dans la presse

Lutte contre le réchauffement climatique : "À quand les procès des dirigeants ?"

France 24

Dans la presse, ce mardi 18 décembre, la publication par Greenpeace, d'une enquête révélant un scandale de pollution massive en Argentine, et les efforts des ONG pour que les chefs d'État qui ne luttent pas suffisamment contre le réchauffement climatique, soient passibles de poursuites, et des révélations du Washington Post sur l'ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine de 2016.

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Dans la presse, la publication lundi par l’ONG de défense de l’environnement Greenpeace, d’une enquête révélant un "scandale de pollution massive" en Argentine, dont seraient responsables des sous-traitants de cinq compagnies pétrolières, dont le Français Total.

Le Figaro rapporte que ces compagnies pétrolières sont accusées de déverser des "résidus toxiques à l'air libre, dans de gigantesques piscines creusées sans aucune protection entre les déchets et le sol", dans la région semi-désertique de Neuquen, dans le sud du pays, à moins de 5 km d’un village où vivent des membres de la communauté autochtone des Mapuche. Et ce alors que la loi argentine oblige les entreprises à s’installer à plus de 8 km des habitations les plus proches. Contactée par le journal, Total assure "ne pas être au courant de l'existence de ces bassins" et fait savoir que le traitement des résidus de forage est confié par sa filiale argentine à un sous-traitant. La communauté Mapuche, elle, dit craindre que les nappes phréatiques et l'eau courante soient gravement polluées par ces déchets d'hydrocarbures, au risque de la contaminer. Ces craintes sont confortées par les vérifications de Greenpeace, qui a recueilli des échantillons dans l'eau et les sols à proximité des bassins de stockage. Après analyses, il serait apparu que ces prélèvements sont chargés en résidus pétroliers et en métaux lourds toxiques, principalement des résidus d'hydrocarbures, autrement dit, contaminés.

Le combat pour la défense de l’environnement prend de plus en plus souvent une tournure judiciaire. Et si, demain, c’était au tour des chefs d’État d’être jugés pour crime contre l’humanité à cause des dégâts causés par le réchauffement climatique ? Question de 20 Minutes, qui rappelle que le droit pénal international ne le permet pas encore, mais que de plus en plus de voix "appellent à des sanctions fortes", notamment en France, où plusieurs associations intentent ce mardi une action contre l’État français et tentent de faire reconnaître "l’écocide" (contraction d'écosystème et génocide) dans le droit pénal international, afin que la Cour pénale internationale (CPI) puisse en poursuivre les éventuels auteurs. Pour le moment, la CPI "ne peut enquêter sur les crimes contre l’environnement que s’ils ont été commis afin de faciliter un crime qui entre dans compétence de la Cour, par exemple, si un fleuve a été délibérément pollué afin de déporter ou détruire une population", selon son porte-parole. Pour modifier ses statuts, les associations doivent donc d’abord convaincre au moins deux tiers des États de la CPI – un scénario "tout à fait envisageable", selon Corinne Lepage. Mais selon cette avocate française, engagée dans la défense de l’environnement, le vrai risque serait surtout que cette "révolution juridique" n’ait pas lieu avant "un emballement des catastrophes naturelles entraînant un grand nombre de morts".

Dans la presse, également, ces révélations du Washington Post, qui s’est procuré un rapport préparé pour le Sénat américain, qui détaille la façon dont la Russie aurait utilisé les réseaux sociaux pour influencer la présidentielle de 2016. D’après le quotidien américain, des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé des millions de posts et de tweets, rédigés sur Facebook et Instagram par l’Internet Research Agency, connue pour être une "usine à trolls", proche du Kremlin et basée à Saint-Pétersbourg - des millions de messages émanant de faux comptes censés appartenir à des Américains. Selon ce rapport, il serait "clair", désormais, que "tous les messages visaient à bénéficier au parti républicain et particulièrement à Donald Trump", et la technique utilisée aurait consisté à définir des groupes sociaux, puis à leur envoyer des messages incitatifs adaptés. Les plus conservateurs étaient par exemple entourés d’informations sur le droit du port d’arme ou sur l’immigration, et les électeurs susceptibles de voter pour le camp adverse, comme les citoyens de gauche afro-américains, recevaient des informations pour les distraire et les décourager de se rendre aux urnes. Une stratégie employée de 2013 à 2017, jusqu’au moment où Facebook et Twitter ont fini par réagir en fermant ces comptes. Selon The Washington Post, une stratégie semblable aurait aussi été mise en œuvre pour discréditer le procureur spécial du FBI, Robert Mueller, chargé, justement, d’enquêter sur cette ingérence russe présumée, et la possible collusion avec la campagne de Donald Trump.

Toujours aux États-Unis, un juge a prononcé une condamnation… assez originale. Le Huffington Post rapporte qu’un homme accusé d’avoir braconné, d’avoir tué illégalement des centaines de cervidés en trois ans a été condamné à visionner au moins une fois par mois, durant toute l’année qu’il va passer en prison, le classique de Walt Disney "Bambi", ce dessin animé qui raconte l’histoire d’un faon dont la mère est tuée par un chasseur.

 

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