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Gilets jaunes : le gouvernement se presse pour mettre en œuvre les gestes promis

Edouard Philippe visiblement éprouvé lors de la séance de questions au gouvernement le 18 décembre 2018.
Edouard Philippe visiblement éprouvé lors de la séance de questions au gouvernement le 18 décembre 2018. Lionel Bonaventure, AFP

La crise des Gilets jaunes est une nouvelle fois au menu du Conseil des ministres mercredi. L'application des mesures sociales d'apaisement tourne au casse-tête pour le gouvernement français.

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Comment appliquer les mesures sociales promises par Emmanuel Macron aux Gilets jaunes dès le 1er janvier ? C'est la question sur laquelle va se pencher l'exécutif français mercredi 19 décembre lors du Conseil des ministres. Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre pour que ces gestes d'apaisement puissent être applicables au 1er janvier.

Pour cela, ils doivent recevoir le feu vert dès jeudi de l'Assemblée nationale, puis le lendemain du Sénat, juste avant la trêve des fêtes de Noël et du Nouvel An. Emmanuel Macron et Édouard Philippe espèrent ainsi entamer 2019 sur de nouvelles bases, en comptant sur le "grand débat national", qui se veut la réponse politique à la plus grave crise depuis le début du quinquennat.

Une mobilisation en recul mais les policiers en colère

La mobilisation visible des Gilets jaunes est en recul ces derniers jours mais une partie d'entre eux restent déterminés, comme en témoignent les opérations coup de poing ayant notamment visé des péages.

>> À lire aussi : Gilets jaunes : le gouvernement détaille ses mesures financières

Et le gouvernement cherche désormais à calmer les policiers qui, épuisés par plus d'un mois de conflit, réclament des compensations. Certains jugent insuffisant la prime de 300 euros qui devrait bénéficier à 111 000 fonctionnaires pour un coût total d'environ 33 millions d'euros.

Le Conseil des ministres doit finaliser les détails des gestes sur le Smic, les heures supplémentaires et la CSG, qui ont sensiblement évolué depuis leur annonce par Emmanuel Macron. Ainsi Édouard Philippe a précisé que la prime d'activité ne bénéficierait finalement qu'à une partie des Smicards.

Confusion au gouvernement

Parallèlement, une certaine confusion a entouré mardi les premières mesures décidées en novembre, mais qui avaient été rejetées comme insuffisantes par les Gilets jaunes. Matignon a annoncé dans l'après-midi l'abandon d'une partie d'entre elles, comme l'extension du chèque énergie à 2 millions de foyers supplémentaires ou le relèvement du barème kilométrique, avant d'indiquer dans la soirée qu'elles étaient finalement maintenues.

Entre temps, certains élus de la majorité, dont le député Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, avaient dénoncé la remise en cause de ces mesures d'accompagnement de la transition écologique.

Le projet de loi portant sur les "mesures d'urgence économique et sociale" sera examiné dès mercredi soir en commission des Affaires sociales à l'Assemblée, avant son passage jeudi après-midi dans l'hémicycle puis vendredi au Sénat, à majorité de droite.

Le Sénat, pour sa part, étudiera mercredi après-midi en nouvelle lecture le projet de budget 2019, qui doit être adopté définitivement jeudi à l'Assemblée. Ces deux projets de loi s'emboîtent pour permettre la mise en œuvre des mesures annoncées par Emmanuel Macron dans la crise des Gilets jaunes.

Avec AFP

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